xxij PREFACE.
dont l’une a pour titre : Qu'il n'appartient qu'à un homme de guerrede décider du nouveau Tolybe. Apparemment qu’il a cru par cetitre, que ceux qui m’ont réfuté dans les brochures qui ont parun’étoient pas gens de guerre: ils Pétoient pourtant, Sc ils l’avoientfaite toute leur vie. Le titre de Pautre , qui s’adreíîè à la mêmepersonne, le voici: Sentiment d’un homme de guerre sur le nouveauSyfiéme du Chevalier de Folard , aìnfi qu'il l’expose dans les quatrepremiers Volumes de ses Commentaires de /’Histoire de Tolybe. CetOuvrage a moins Pair d’une réfutation de mon Système, bien qu’ilsoit attaqué, que d’une apologie de ma Colonne Sc de ma métho-de de combattre. Ce sçavant Officier général embrassent Sc ap-prouvant presque tout, Se dans ce qu’il trouve digne d’être censu-ré, n’a pas fait aísez d’attention à mes preuves Sc à mes raisonne-mens , & il ne s’est pas souvenu que dans ma Préface du secondTome de mon Commentaire page vj. j’ai répondu à ses objections,que j'a vois très-bien prévues.
Le dernier qui m’a censuré est M. Ter son, tous les deux habiles &consommez dans la science des armes, Sc tous les deux sont tombezdans le même défaut d’avoir oublié queje me fuis fait les mêmes obje-ctions & que j’y ai répondu dans mon Traite de la Colonne , dans lesPréfaces, & en difFérens endroits des cinq Volumes qui paraissent; cequi m’obligera de suivre dans ces deux réponses la même loi que je mefuis imposée en plusieurs endroits, de ramener selon le besoin certainsprincipes , certaines maximes déja répétées , j’en ai vû la nécessité.Pour revenir à mes deux sçavans Hollandois, quels qu’ils puiíîcnt être,ils méritent une particulière attention de leurs Maîtres. On n’en a ja-mais manqué en Hollande à l’égard des Officiers de mérite ; on l’a,le mérite , en trop grande considération dans ce païs-là » pour ne pasPencourager , on y íçait reconnoître les services rendus & ceux qu’onpeut rendre. On y gouverne fur de trop grandes pensees. On n’ac-cusera jamais ces habiles Républicains du défaut des Carthaginois, quilaisiòient les Officiers dans Poubli & dans le mépris fans aucune recon-noissance : ils sont trop grands politiques pour ne pas reconnoître dansles autres les vertus qu’ils pratiquent si bien eux-mêmes.
M. Terson porte ses Objections fur l’insertion de mes colonnes dansmes lignes ; si cette Lettre, qui se trouve dans la Bibliothèque Fran-çoise , Tome XIV. n’étoit point remplie d’éloges de mes Ecrits mili-taires, que je ne crois pas mériter, je l’euslè inférée toute entière danscette Préface, je m’en dispenserai donc, Sc je m’arrêterai seulementà ce qui est purement critique, & j’en userai de même à l’égard dePautre.
L’Auteur entre d’abord en matière. Son Traité de la Colonne , dit-il, qui est saproduSlion favorite , est selon mes connoijsances en géné-ral