PREFACE.
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me combattre dans un défilé si embarasiànt, fans être obligé d'en sor-tir, 8c de convenir qu’on s’y étoit engagé fans aucun examen. Mafaçon de combattre 8c la distribution de mes armes dans mes ordres debataille, 8c particulièrement dans celui dont il s’agit ici, est à l’abri detout fâcheux 8c dangereux inconvénient. Le débordement ou les fur-pasièmens des ailes, qui me font opposées, ne me causent aucune in-quiétude, je ne m’en mets nullement en peine, c’est la raison, l'évi-dence & l’ordre qui m’obligent à parler ainsi, quelque surpasse que jefois, peu m’importe-, est-ce qu’on ne voit pas que mes ailes font éga-les en force , 8c même plus fortes que mon front ? Cela faute auxyeux. M. le Marquis de Santa-Cruz, Ambassadeur Plénipotentiaireau Congrez de boisions, si célébré par íes beaux Ouvrages fur la guer-re, l’a très-bien remarqué, je fais soutenir une arme par l’autre> celaest dans les régies 8c ne peut être contesté, 8c véritablement ce n’estrpas là ce que l’on conteste, 8c ce fer ost renoncer à la raison que dele faire. Mais c’est faute d’attention, qu’en me supposant aussi fortque mon ennemi, 8c même supérieur d’un tiers en me rangeant com-me je fais, on doute quel front peut me rester , après mes colonnesformées 8c mes bataillons fur dix de hauteur. Bien que je m’emba-rastè fort peu d'être surpassé à mes ailes ou de combattre fur un frontégal en belle plaine, il est pourtant visible que mes colonnes & mesbataillons ne raccourcissent & ne diminuent presque point le front dcmes lignes. Donnons une portion d’un ordre de bataille'de ma façon,8c celui qui fait le sujet des objections que l’on me fait, supposant unplus grand nombre de bataillons 8c d’efcadrons dans cette portion.Cela m’a paru nécessaire pour un plus grand éclaircissement.
J’appuie mes ailes à une grostè colonne A. de deux sections, j'enfais autant à la seconde ligne B. je place une autre colonne D. au cen-tre. Dix bataillons font-ils bien capables de réduire mon front à rien,& de me faire déborder de mon ennemi si étrangement ? Mais jevois bien que ce n’est pas là la question, ce font mes bataillons à dix& quelquefois à huit de profondeur ; 8c malheureusement cette épais,feur dans les files ne diminue pas d’un pouce le front de mes li-gnes. C’est à quoi l’habile Critique n’a pas pris garde. Bien quej’accourcislè de plus de la moitié le front des corps de moninfanterie, on auroit dû voir dans les Figures de mes ordres de bataille,que les espaces d’entre mes bataillons E. font presque au double pluslarges que ceux de mon ennemi, comme on peut voir en F. II mesuffit d’oppofer bataillons à bataillons. Dira-t-on que ces espaces fonttrop grands ? A-t-on quelque bon argument à produire contre ma 1méthode? Aucun , qui ne puisle être renversé en un instant. Lesbataillons de ma première ligne seront infailliblement débordez parles corps de l’ennemi C, diront peut-être ceux qui fe mêlent de
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