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Tome VI.
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XXXIII
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PREFACE . xxxuj

&£ les autres quadruplent ou quintuplent félon la force des corps,

Sc deviennent colonnes parfaites fraisées de leurs pertuisannes, ainsique mes bataillons , Sc ce mouvement est si léger, si subit Sc sisimple, qu'à peine a-t-on le tems de s’appercevoir comme tout celas’y fait, Sc par cette manœuvre je rens inutile ce recourbementdont mon Critique s’est fait si fort fête, & que je crains aussi peude loin que de près.

Je m’apperçois par les Critiques imprimées, Sc par les Lettresque je reçois des pais étrangers, que l'on souhaite que je m’expli-que sur une évolution si sçavante Sc si légere: il semble que celadevroit être ainsi ; mais j’ai de grandes raisons de ne pas le faire.N’y auroìt-il pas des Newtons militaires en Europe , de ces géniesméditatifs, inventifs Sc heureux dans leurs découvertes, qui puislèntavoir le bonheur de trouver cette évolution qu’on me demande avectant d’empressement ? Nous leur en ferions honneur: car peut-êtrese pourroient-il rencontrer avec celui que j’avois prié de travailler àcette découverte. II a réussi au-delà même de mon attente, car ceque j’avois fait ne me satisfaisoic point. J’en avois dit quelquechose dans une de mes Préfaces, je n’en fuis donc point fauteurni l’inventeur. Rendons justice. M. de Robert, mon neveu, Ca-pitaine au Régiment de Picardie, que j’ai élevé depuis i’âge de huitans , & qui paíïà avec moi en Suéde fous le régne de CharlesXII. découvrit le premier la maniéré de former Sc de fraiser macolonne -, mais comme il íé trouvoit embaraste de fraiser le dernierrang, M. de Vadicourt, Officier habile Sc Mousquetaire dans la pre-mière Compagnie du Roi, le tira d’embarras ; de forte que cette dé-couverte est dûe à ces deux Messieurs. Depuis ce tems-là M. de Ro-bert a tout changé, Sc il m’a paru plus de simplicité, plus de légèretéSc de promtitude dans cette dernière. Les Sçavans en jugeront lorí-qu’il fera tems de la donner au public, Sc je crois que le tems d’uneguerre fera le meilleur. Voilà les raisons bonnes ou mauvaises qui medispensent de donner ce qu’on me demande de toutes parts. Paslònsmaintenant à l’article , où mon Critique semble s’être plû davantage-,mais je ne vois pas que le terrain lui soit plus favorable, Sc que fapoudre soit plus lèche que celle dont il use ailleurs,

On convient , dit-il, que les colonnes peuvent être d'un grand usa-ge dans Vattaque. On tombe même d'accord qu 1 elle s conviennentp ar-falternent bien au tempéramment fougueux des François , ér que M.de Folard ne pouvoit rien inventer de plus conforme d leur génie ;mais de Vautre coté on croit qu'il y a de Vinconvénient de ranger sonarmée en colonnes <& en des bataillons fur dix de hauteur. On seprive presque entièrement de b usage du feu , ri'aiant en vue que d? en-foncer Varmée ennemie ; mais Vennemi aiant connoiffance de cetteTome FI. e di-