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Tome VI.
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XXXVII
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PREFACE xxxvij

mentaire, 8c le Critique auroit dû s’en souvenir. Us se canonnent tou-te une journée dans une action générale pour se couler à fond, l’ons’approche même à la portée des coups de fusil, où l’on perd bien dumonde : tout au contraire de nos Corsaires, qui cherchent d’abord àaborder. Je crois ceux-là plus braves 8c plus sensez. Je parle de lasorte après l’expérience 8c de mûres observations. Cassano 8c Malpla»quet m’en ont beaucoup fourni. Mon Critique revient pourtant tou-jours à ses feux, 8c je lui réitéré que je n’en fais nul cas dans monSystème 8c sous des Généraux braves, entreprenans, 8c qui raisonne-ront au moment d’une action générale. On prétend que mes pertui-sannes diminuent beaucoup les feux des corps, fans sçavoir quej’ai ditque j’en avois un peu moins d’un septième. Je ne puis me dispenserde le répéter. Je regarde comme une faute considérable d’avoir suppriméles armes de longueur, j'apprens que l’on commence à ouvrir les yeuxdans le Nord, que ma secte s’y établit, 8c qu’elle fait de très-grandsprogrès : aussi y a-t-il beaucoup de gens très-capables de la prêcher.

L’habile Critique n’y prend pas assez garde, lorsqu’il dit que l’en-nemi aiant connoisïànce de ma disposition, aura le soin de s’y prépa-rer 8c d’apporter des obstacles à la pesanteur 8c au choc impétueux demes colonnes 8c de mes bataillons. Je répons à cela, que mon Systè-me 8c mes ordres de bataille sont tellement rusez 8c les mouvemens sipromts, si légers 8c si subits, que je doute qu’il puisse jamais prévoirfur quel ordre je veux combattre, bien qu’il lui paroisse que je marcheà lui dans une disposition semblable à la sienne ; puisque j’ai dit en mil-le endroits de mon Livre, que je débrouille 8c change mon ordre 8cla distribution même de mes armes si près de l’ennemi, qu’il ne íçau-roit jamais remédier aux embarras que je lui présente. Est-ce que monAdversaire auroit oublié que j’ai pris tous les devants imaginables con-tre toutes les attaques qu’on pourroit me faire ? En cela j’ai tout lieude me plaindre de fa mémoire, 8c me loue infiniment de son habileté& de fa politesse à me redresser.

Je ne sçai comment on a pû trouver à redire à mes ordres de bataille,je doute qu’ils aient été examinez avec assez de précision : car je ne mecontente pas de les expliquer, je les prouve d’une maniéré incontesta-ble, comme je l’ai dit ailleurs, je fais plus, je les démontre, pour-quoi n’en pas faire autant pour les combattre ?

L’Auteur nous apprend en peu de mots les mesures 8c les précautionsque l'on peut prendre contre mes ordres 8c la violence de mes colon-nes 8c de mes bataillons, cela fait clairement entendre que ma façonde combattre 8c de me ranger lui paroît très-sérieusc 8c très-respectable,8c qu’il n’est guéres possible d’y résister. La preuve se trouve toute en-tière dans les précautions qu’il propose pour être en état de soutenir lechoc 8c la pesanteur de cette masse de soldats rangez avec tout l’art

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