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Tome VI.
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XL
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xl PREFACE.

vices qui déshonorent les armes: c’est Tunique fin que je me fuisproposée dans mes Ouvrages , s’il m’est poflìble d’y atteindre dansun siécle auffi corrompu que celui-ci.

Je vais maintenant répondre à la Lettre critique de TAuteur ano-nyme , iníerée dans la première Partie du Tome II. des Lettres sé-rieuses & badines des Ouvrages des Sçavans. 11 paroît qu’il a très-bien lû mon Livre, & qu’il a eu presque tout présent à Tespric. Quel-que habile que soit cet Officier Général, il est pourtant tombé dans ledéfaut où se font perdus la plûpart de mes Critiques : c’est de nem’avoir pas toujours bien compris , & de n’avoir pas afiez méditéla matière, bien que jj’aie traité tout ce qui regarde la guerre avectout le foin , la simplicité Sc la clarté qu’il m’a été poílible d’y ré-pandre. Je rens pourtant justice à ces deux sçavans Hollandois , &j’avoue qu’ils ont très-bien raisonné dans les choses où ils ont don-né le plus d’attention. Quant aux autres, bien qu’ils les aient exami-nées & tournées de tous les cotez pour tâcher d’en trouver le foible,il ne m’a pas paru qu’ils aient réussi : ils ont plutôt travaillé à les for-tifier qu’à les affoiblir. Les plus éclairez ouvrent enfin les yeux, &reconnoiílènt par tant d’attaques inutiles qu’il n’y a rien à faire , &qu’on dispute sur les choses les plus évidentes , Sc qu’on met enquestion la vérité démontrée.

Le dernier Critique ne s’écarte presque point de mes sentimens,se contentant seulement de me faire Ces objections fur quelquespoints de ma colonne, qu’il tire du Livre de mes Nouvelles Décou-vertes fur la Guerre. Mais pourquoi puiser dans cette source ?Puisqu’il est visible que j’ai corrigé dans mon Commentaire au Trai-té de la Colonne & dans mes Préfaces, ce qui me paroi doit foible& sujet à repréhension dans les Nouvelles Découvertes ; c’est àquoi il falloit prendre garde. C’est là que je fuis camp’é avec tou-tes mes forces, Sc c’est m’éviter, ce me semble, que de vouloir mechercher fur un terrain où je ne fuis plus. Quoiqu’il en soit , jevais tâcher de satisfaire aux objections de cet Officier, pour remplirle devoir que je me fuis fait de ne répondre qu’à celles des plus ha-biles Maîtres dans l’art de la guerre, tels que je reconnois être celui-ci , parce qu’elles se sentent toujours de Thabileté de ceux qui lesfont: semblables aux fautes des grands Capitaines, qui font toujourssçavantes, & qui feroient honneur à un Général médiocre.

L’Auteur de la Lettre se plaint dans la page 92 . que je ne faisaucune mention du déplacement de la pique ou pertuifanne, j’en aidonné la raison dans la Préface du troisième Tome de mon Com-mentaire: c’est à quoi il n’a pas pris garde.

II m’attaque encore dans la même page à l’égard de la compagniede grenadiers, dont je fermois ma colonne; mais j’ai changé depuis :

il