P R E F A C E. xlj
il reûtpû voir encore, s’il eûc pû s’en souvenir, dans mon Traité
de la Colonne, qui est à la tète de mon premier Volume.
Pourquoi le Critique s’attache-t-il encore dans la page 5)8. à atta-quer les défauts des angles de ma colonne, puisque j ai prouvequ’ils r\e donnent aucune prise, ii ce n’est ceux d’un bataillon car-ré? 11 falloit commencer par ruiner mes preuves, ce que ni 1 un nil’autre n’ont fait’: car en s’y prenant autrement on fait le panégyrique
d’un Livre, bien loin de le critiquer. D’ailleurs il n’a pas pris garde
que ma colonne n’est composée que de 24. à 26. files de tête aqueue. A la vérité il suppose une colonne iíòlee de retraite & seu-le sans nul appui, Sc nullement lorlqu’elle se trouve placée dansune ligne où il ne trouve rien à reprendre-, mais cela ne piouvepasque les angles íoient plus foibles , se trouvant soutenus du feu desfaces ; Sc quand même cela ne seroit pas , l’attaque de ces anglesn’est pas pratiquabîe, à cause de leur petitesse, il n’y auroit qu’un seulcheval qui pût tenter cet endroit-!à; Sc quand il y en auroit dix, ilsscroient dans un instant passez par les armes Sc allongez en mêmetems par ks pertustannes'; & si l’escadron se replie, je laisse à pensers’il tiendra un instant fans y laisser la moitié de son monde, je nesçai si en rapportant simplement cette objection , fans autrement laréfuter, ce ne seroit pas astèz pour en faire connoître la foibleíse: carde quelque maniéré qu’on s’y prenne, on ne sçauroit éviter de formerdes angles, puisque tous les corps de cavalerie ou d’infanterie font an-gulaires , Lc ils ne font défectueux ou foibles que lorsqu’on les rangesur un carré parfait. O11 verra qu’en bien des endroits le Critique ne«'accorde pas toujours avec lui-même dans les objections suivantes. Al’égard du choc des deux armes contre ma colonne, elles fortifientplutôt mon Système, Sc en font connoître la force insurmontable,bienloin de l’aífòiblir. L’oserons-nous avancer? En vain cherchera-t-on desraisons contre mon principe, je doute que personne les trouve jamais,parce qu’st n’y en a point contre le vrai.
je ne touche point à ses autres remarques, qui prêtent un peu leflanc, il faut néceslairement que je me borne à une très-petite par-tie : je laiíse ce champ à M. de Vadicourt , ancien Mousquetairede la première Compagnie du Roi, & à M. de Robert , tous lesdeux formez de ma main dans la science des armes : car fans queje m’en mêle, ils ont tous les deux travaillé à une réponse à cetteCritique, qu'ils donneront au Public, s’ils le jugent à propos ; sup-posé que le sçavant Officier Hollandois ne íòit pas satisfait de 1 amienne , dont je íèrois très-fâché , ne désirant rien davantage quede mériter son estime par une bonne défense , Sc rien ne fait plusd’honneur que d’avoir affaire à d’habiles gens.
Tout ce qu’il allègue dans la page 104. a été ruiné Sc réduit à rienTome VI. f dans