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Tome VI.
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XLVI
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PREFACE.

xlvi

seule. Mettons qu’iî faille plus d’un bataillon pour envelopper totale-ment ma colonne , bien entendu que l'on me combattra selon la mé-thode d’aujourd’hui, fur quatre de file, ou six si l’on veut, il faut lesupposer ainsi , que peut-il arriver de cela? sinon qu’on l'attaquera ScSc qu’on l'embraflèra entièrement. On ne íçauroit la combattre ni luiopposer un plus grand nombre de monde que la grandeur de í’efpaceou du carré qu’elle contient, Sc de deux corps qui combattent fur unfront égal, aucun ne déborde. II faut que le mieux ordonné l’empor-te, Sc dans l’attaque environnante je n’ai aucun côté foible. Or ce neferont pas des files de quatre qui perceront des filés de douze, Sc quimanqueront de pertuiíannes, dont l’autre fé trouve très-bien fourni.Alléguer le feu de ces bataillons minces, ce n'ess pas, ce nïe semble,bien raisonner , ce feu n’a plus lieu lorfqu’on en vient aux mains. Età l’égard de la cavalerie, ni íes épées, ni la vigueur de ses chevaux neservent de rien, Sc c'ess ce que j’ai prouvé plus haut en vingt endroitsde mon Commentaire. Qu’il m’oppofe s’il veut deux bataillons Sc au-tant d’escadrons, Sc c’est beaucoup contre une feule colonne, Sc que,pour ne pas me donner le tems de m’ouv.rir un passage au centre parîa célérité de mes mouvemens, il fasse recourber les deux ailes à moi-tié pour mettre moins de temsàm’environner, à m'ôter celui de percer.Je lui déclare qu’il ne gagnera rien, Sc qu’il me fournira même un boncoup à faire: car bien loin d’avancer au centre, je tournerai ma colon-ne fur l’une des ailes qui s’eft avancée Sc qui s’est recourbée à moitié furles flancs : manœuvre aussi aisée qu’on puisse faire, Sc en présentantune de mes fa ces au centre de ces deux bataillons. Je les romprai àl’une de leurs ailes, Sc la prendrai ensuite en flanc par la face oppo-sée i Sc quand l’ennemi diminueroit ce mouvement, il n’y trouveroitpas pour cela le remède; Sc s’il m’attcnd en ligne pour éviter ce mal-heur, je le percerai au centre fans qu’il puiíîe avoir le tems de se re-courber: car quant à ses escadrons, ils ne m’empècheront pas d’alíer.Je l’ai démontré en mille endroits de mon Commentaire.

Je serois fort surpris, si l’habile Officier Général Hollandois trou-voit quelque moyen pour échapper aux embarras que je lui propose, Scqu’il révoque en doute des véritez si palpables.

Voici une autre objection du Critique, qui n’est pas nouvelle, nonplus que toutes les autres qui m’ont été faites, dont les débris Sc lesruines se trouvent par tout dans mon Commentaire. Cela m’empêche-roit de répondre à tout autre qu’à mon Censeur, dont j’eflime infini-ment le sçavoir, Sc qui ne pèche quelquefois que pour n’avoir pas prisla peine d’examiner très-attentivement ce qui méritoit certainement del’être.

Je conviens encore , dit-il , que tant qu’il agira de pied ferme ,f notez qu’il ne se borne qu’à l’attaque environnante de ma colonne,)

il