LIVRE
CHAP. IX.
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avolent fait alors de très-grandes pertes , ils ne se voioient presque plusaucun allié, jamais leur patrie n’avoit été menacee d’un plus grandpéril, cependant après avoir entendu les députez, toujours attentifsà ce qu'il leur convenoít de faire, ils tinrent bon contre leur mau-vaise fortune, & rien ne leur échapa de ce que 1 interet de la Répu-blique demandoit. Car voiant que le dessein d Anmbal dans cettedéputation n’écoit que de se procurer de l'argent, & detemdre dansses ennemis l’ardeur de combattre, en leur montrant que quoiquevaincus ils „e dévoient pas désespérer de leur salut, ils furent si éloig-nez dWder ce qu'on leur demandoit, quils ne se laissèrent ébran-ler ni à la compassion qu’ils portoient a leurs concitoyens , mà la vûe des services qu’ils tireraient de ces prisonniers Ils frus-trèrent les intentions St les espérances d’Anmbal, en refusant de ra-cheter ces soldats, Sc firent une loi qui obligeoit ceux qm leur restoientde vaincre ou de mourir : comme n’y a.ant pour les vaincus d autreespérance de salut que celle-là. Cette résolution prise, ils renvoierentles neuf députez, qui de bon gré vouloient bien a cause de leur fer-ment retourner à Anmbal, St aiant fait garoter celui qui ayoit préten-du éluder son serment, ils le firent conduire au* ennemis: de forteque ce Héros n’eut pas tant de joie d’avoir vaincu te Romains , qu dsot comme efftaié de la constance & de la grandeur dame qui edatoitdans leurs délibérations.
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