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Tome VI.
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S z HISTOIRE DE POLYBE,

pes de Philippe ne pouvant tenir contre les difficultez du terrain Sc lenombre des ennemis, elles plièrent Sc se retirèrent dans les pesammentarmez. Alors les assiégeans, comme pour les insulter, pondent plusavant, décendent dans la plaine, Sc livrent combat aux pesamment ar-mez. La garnison de la citadelle s’apperçut que Philippe se battoit enretraite, quoique lentement & faisant ferme par intervalles, & croiantque c’étoit tout de bon qu’il fuioit, elle quitta imprudemment son pos-te , persuadée que sans elle fa propre situation le défendoit aílèz. Cestroupes sortent peu à peu de la citadelle, Sc par différens défilez dé-cendent avec impétuosité dans la plaine, où après la fuite des ennemis-elles espéroient faire quelque butin. Alors celles du côté de Philippequi étoient cachées dans des fonds couverts de bois, sortent de leurembuscade Sc fondent sur la garnison. Les pesamment armez revien-nent à la charge j l’épouvante Sc la confusion se répandent parmi lesennemis. La garnison de Lisse prend la fuite en désordre Sc se sauve-dans la ville; mais celle de la citadelle fut coupée par l’embuscade.D’où il arriva ce que l’on attendoit le moins, que Philippe prit la ci-tadelle fans aucun danger. Pour la ville, elle fut attaquée si vivementpar les Macédoniens, qu’elle ne put tenir que jusqu’au lendemain. Phi-lippe devenu le maître de Lislè & de sa citadelle d’une maniéré si ex-traordinaire, le devint en même tems de tous les lieux voisins. Entre au-tres la plupart des villes d’illyrie lui ouvrirent d’elles-mêmes leurs por-tes. Après la prise de ces deux forteresses, on vit bien qu’il n’y estavait plus où l’on peut être à couvert contre ce Prince, & que Tostne pouvoit lui résister impunément.

CHAPITRE VI.

Achee assiégé dans la citadelle de Sardes , e(l livré a ses ennemispar la trahison de Bolis , & condamné à une mort honteuse

par Antiochus..

B Olis étoit Candiot, considéré pendant longtems à la Cour & ho-noré du commandement. II avoir la réputation d’homme enten-du Sc d’une hardiesse à tout entreprendre, Sc paslòit pour íçavoir Bguerre aussi bien que ceux qui la sçavoient le mieux, bosibe se l’étantgagné par des entretiens fréquens & s’en étant fait un ami,lui dit qu’ilme pouvoit dans lès circonstances présentes faire un plaisir plus lènsibl 0au Roi, que de trouver un rnoien de sauver Achée. Bolis après Pavoisentendu, lui répondit qu’il y peníèroit, Sc se retira. Après y avoir bienpensé, il alla au. bout de deux ou trois jours trouver Sosibe, Sc lui dit