LIVRE XI. CHAP. î.
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ennemis , à cause de la difficulté des chemins , difficulté qui avoitporté Aídrubal à commencer le combat par attaque e a gaue e.Dans la peine que lui faisoit cette inaction, d prend conseil du trainou il voioit L’affaire, se met à la tête de ses troupes, tourne par dei-nére le champ de bataille, passe au-dela de la gauche: de 1 a mée Rchrnaine, Sc charge en flanc ceux des Carthaginois a j nuteux Qndessus les éléphans. Tufques-là le combat avoit: ete fort douteux. Oncombattoit de part & d^autre avec beaucoup de courage, paice qu ilne ressort plusse ressource au parti qiu auroit ete ^ai cu. scr-Vlce des éléphans étoit pour l'un comme pour 1au milieu des deux armées 6c percez de traits, ils troubloient égaie“ ent , ks rangs des Romains 6c ceux des Espagnols Mais quandClaudius fut tombé fur les ennemis par leurs derrières, il “ u £grand changement Les Espagnols furent alors chargez de fiont Jcen queue, & tS ez en pièces pour la plûpart. Six éléphans furent
***avec ceux qu ís condussoient, 6c leï quatre autres, qui avoientwmpu les rangl , furent pris ensuite seuls 6c fans les Indiens leursconducteurs Aídrubal lui-même, qui s etoit deja signale dans plu-heurs occasions, se signala encore dans celle-ci, 6c y perdit la vie glo-rieusement. Arrêtons nous un moment à considérer ce grand homme,c> est une justice que nous lui devons. . c , . &
híous avons remarqué plus haut qu’il etoit frer ‘ i .
<ì u e celui-ci partant pour l’Italie lui avoit laisse le foin des astanes-d’Efpagne. Nous avons vû aussi combien de combats il eut a íoutenircontre les Romains , dans combien d’embarras l'on t jette les Ghe squ’on envoioit de tems en tems de Carthage en Espagne, combienil s’est touiours montré digne fils de Barcas , & avec quelle forced’esprit il a toujours soutenu ses malheurs 6c ses défaites. Nous neparlerons ici que des divers combats, où il s’est trouvé, 6c c’est a cetégard qu’ií est digne surtout qu’on le considère 6c qu’on s’étudie a
imiter.
La plûpart des Généraux 6c des Rois, lorsqu’il s’agit de donnerUne bataille générale, n’aiment à se représenter que la gloire 6c l’u-
tihté qu’îls tireront de la victoire - } ils ne pensent qu’à la maniéréGOnt ils en ^.L „ R - n n
iwuiniiua
----- ’ "r* mettent devant les yeux les
selon leurs souhaits : jamais 1 s n ^ ne s’occupent de la con-
suites malheureuses d’une défait , J fortune ; 6c cela parce
duite qu’ils devront garder dans le v s . f ■ & que l’autre demande
que l’un se présente de soi-meme a p négligence à faire des ré-beaucoup de prévoiance. Cependan . a fouvent été cause
flexions fur les malheurs qui P euvei L ^ ^ es fofoats, ont été
que des Chefs, malgré 1e cou ”f ,f J“ ite nu'ils avoient aquise P»honteusement vaincus, ont perdu la g H d au-
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l lS en useront avec chacun , en cas que les choses réussissent