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Tome VI.
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j 4 8 histoire de polybe,

ble ou dès en sortant des étables, ou dans les pâturages, ou en re-venant d’où ils sont partis, pour les distinguer fans peine les por-chers ont inventé le cornet, au son duquel ils se séparent d’eux-mèmesde quelque côté que sc tournent ceux qui les conduisent, 8c les suiventavec tant de vîteste qu’il n’y a point de force ni de violence qui puiíféles arrêter. En Gréce, loríque les troupeaux cherchant à paître se sentmêlez les uns avec les autres , celui qui en a un plus nombreux >au premier moment favorable, en enveloppe celui de son voisin #î’emméne avec le sien, ou quelque voleur en embuscade le détourne& s’en saisit, sans que le porcher s’en apperçoive, parce qu’il en estfort éloigné , 8c que son bétail s’écarte trop par l’ardeur de mangerle gland quand il commence à tomber des chênes. Mais ç’en estaíscz fur ce point.

CHAPITRE II.

5 °articulantez fur les Locriens.

J ’Ai fait plusieurs voiages chez les Locriens, & je leur ai mêntfrendu des services considérables. C’est par mon moien qu’ils sc'rent exemts de marcher en Espagne avec les Romains. Pendant 1 Jguerre de Dalmatie, par le Traité fait avec les Romains ils dévoient le^envoier du secours par mer , j’obtins encore qu’ils fustent dispense 21d’en envoier. Aussi m’ont-ils sçû beaucoup de gré de leur avoir épa s 'gné les peines, les dangers & les dépenses que ces deux expéditio^leur auroient coûté, 8c il n’y a point d’honneurs 8c d’amitiez qu'^ne m’aient faites pour m’en témoigner leur reconnoistànce. Je d c 'vrois donc être beaucoup plus porté à parler honorablement de cipeuple, qu’à en dire des choses désavantageuses. Mais malgré t° utcela, je ne puis dissimuler que ce que dit Aristote de cette coloi^me paroît plus véritable que ce que Timée en raconte. Les Locrsctfeux-mêmes reconnoistènt que ce qu’ils en ont appris de leurs asl c6 ‘tres est conforme à ce qu’Aristote, 8c non pas à ce que Timée eílrapporte. ^ .

11s le prouvent premiéremept parce que tout ce qu’il y a chez euX"noble 8c d’illustre par la naistance, vient des femmes 8c non pas Phommes. Par exemple on passe chez eux pour noble, lorsqu’on tl .,son origine des cent familles. Or le titre de noblesse avoit été acco r ^à ces cent familles par les Locriens avant qu’ils vinssent s’établsc eItalie, 8c ce sont celles dont un oracle avoit ordonné de tirer aules cent filles que l’on devait envoier tous les ans à Troie. Qvielst 11 ^