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Tome VI.
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LIVRE XV. CHAP. I. I 7 r

part *, qu’enentrant dans le Conseil ils ne s’étoient pas contentez d’os-rrir des libations Sc d’adorer la terre, selon l’usage observé chez Içs au-tres nations, qu’ils s’étoient encore prosternez servilement contre terreavoient baise les piés à toute l’aíîèmblée : que s’étant levez ensuiteJ! S av °ient avoué le tort qu’ils avoient eu de violer les Traitez faits ci-devant entre les Romains & les Carthaginois, que c’étoit une perfidiepour laquelle ils se reconnoiíîòient dignes de toute la vengeance qu’ilP airoit aux Romains d’en tirer : que cependant ils prioient au nomfiH'r /° mine q u ’ au Heu de les traiter à la rigueur, on fît de leur in-udehté, en la leur pardonnant, un exemple à jamais mémorable de. elemence 8c de la générosité des Romains. Us ajoutèrent que Sci-pion 8c son conseil, à qui tout cela étoit encore présent, ne pouvoientcomprendre sur quoi Fondez les Carthaginois avoient oublié ce quictoit dit alors, & avoient osé violer les sermons Sc la trêve dont on^oit convenu : qu’on étoit presque certain que c’étoit le retour d’An-. I qui leur avoir inspiré cette hardiesle, mais que rien n’étoitoins sensé -, qu’il y avoir déja plus d’un an qu’Annibal íòrti d’Italiectoit retiré auprès de Lacinium ; qu’enfermé là Sc presqu’aíìié^é iln av oit pû qu’à peine s’esquiver pour repasser en Afrique : que quandnie me il seroit revenu victorieux & donneroit bataille aux Romains,a P[cs les deux qu’ils avoient perdues ils devroient se défier des succèsj^ s se prometroient del’avenir; St qu’en se flattant de vaincre, il fal-lt: austj penser que l’on pourroit bien être encore vaincu. En ce cas4 ds Dieux auroient-ils à invoquer, que diroient-ils pour toucher dempaífi° n j eurs va i n q lieurs ? qu’après tant de fourberie Sc d’impru-mes ce d ne leur resteroit plus rien à espérer ni des Dieux ni des hom-j.' Après ce discours, les Ambastàdeurs sc retirèrent.tant I eut peu de Carthaginois pour l’exécution du Traité. La plupartfoie ? CCUX gouvernoient la République que de ceux qui compo-Conseil, déja choquez de la dureté des loix qu’on leur avoitbass r| eeS 1 d)uffroient impatiemment les hauteurs Sc la fierté des Am-qui CUrS ‘ O'ailleurs on ne pouvoit se résoudre à restituer les vaisseauxétose aV ° lent êké pris, Sc à se défaire des munitions dont ces vaisseaux0 ppof t C ^ ar 8 ez - Mais la principale raison étoit qu’aiant Annibal àf e £o Cr aux domains, ils ne doutoient presque pas que la victoire neVoier 11 ]! naC /f e leur c ° té - La multitude fut donc du sentiment de ren-qoi étoi S r^astadeurs fans daigner leur répondre ; mais comme ceuxfut ren^ nt n a tête des affaires vouloient de quelque maniéré que cefut de i UVe , ] a guerre, ils tinrent conseil ensemble, dont le résultate n sûreràlloit avoir soin que les Ambassadeurs retournassentles escorte ^ • Cam P- 11 s ^ rent é quiper en effet deux galères pour^andoit i r fl maiS Cn même tems ils envolèrent à Asdrubal qui com-a ilote des Carthaginois dans le voisinage d’Utique, pour

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