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Tome VI.
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LIVRE XVI. CHAP. I. 207

Céme portoit Nicostrate, & étoit commandée par Autolyque. Celle-f* avoit été donner de son éperon dans une des ennemis, laquelle cou-ant à fond avec l’équipage entraînoit avec elle celle qui l’avoit ouverteoc qui y avoit laide son éperon. Autolyque, sur cette galère qui serempliílòir d’eau par la proue , ne laisse pas d’abord que de chargercourageusement les ennemis qui l’environnoient: mais couvert de bief.lu res il tomba enfin dans la mer, où il fut bientôt suivi de son monde,S u i comme lui s’étoit défendu avec valeur jusqu’à la fin. Dans ce mo~^ e nt Théophilisque arrive pour le secourir. 11 ne lui est pas possibleùe sauver la galère, qui étoit déja pleine d’eau ; mais il en ouvre deuxdes ennemis Sc en chaise ceux qui les défendoient. Sur le champ levoilà environné d’esquifs 8c de gros vaisseaux ennemis. Malgré cela 8cquoiqu’il eût perdu la plupart de ses gens dans ce choc, quoiqu’il eûtJ 6 ? 11 trois blessures, il charge avec tant de vigueur qu'il fauve son vais-w au » aidé par Fhilostrate, qui étoit venu fort à propos à son secours.

e là il va joindre le reste de la ilote, entre de nouveau dans faction,, e rnet aux prises avec les Macédoniens} sens force 8c fans vigueur, àa vérité, parce qu’il perdoit touc son sang par ses blessures, mais avecPtos de courage, plus de présence d’esprit, 8c par confëquent plus de£‘oire que dans tout le reste du combat. Au reste il se donna dansp tte journée deux batailles navales à quelque distance l’une de l’autre.v>ar l’aîle droite de Philippe , qui n’avoit pas quitté la côte qu’elle^oit rasée d’abord, n’étoit pas loin de l’Asie > 8c la gauche, qui s’étoiturnee pour secourir l’arriéregarde, étoit aux mains avec les Rhodiens^ près de Chio. &

oi vssirrqueur à son aile droite s’approchoít des petites Isles

] e ^ "ilippe, à l’ancre, attendoit quel scroit le succès de la batail-jj' Chemin faisant il apperçoit une de ses quinquerémes, qui horstob COrnl ° ac av °it été ouverte, 8c que les Macédoniens tâchoient deté mer S er - II court pour la tirer de ce danger avec deux quadri»es - Le vaisseau ennemi abandonne se proie 8c se retire vers lap e e - Attaius le fuit vivement pour s’en rendre le maître. Philip-^ le voit éloigné du reste de se ilote, prend quatre quinque-f e niCs i trois galiotes Sc ce qu’il y avoit d’esquifs auprès de lui, ilIu P°st e entre Attaius 8c ses vaisseaux pour lui couper le retour, 8ca j etter se r la côte, tout tremblant encore du danger

ay oit h étoit échappé. Attaius se retira dans Erythrée avec ce qu’iltroupes , 8c laisse Philippe se saisir des vaisseaux qui sac»toit ^ a ” n ° lcnt 8c de tout le bagage roial qu’ils portoient. Ce n e-q u > it pas .tons dessein que le Roi de Pergame avoit étalé tout cetz. | ç av set de riche Sc de magnifique fur le tillac de son vaisseau,cçç ^ Macédoniens donnèrent dans le piège qu’il leur tendait paraia S^ Car les premiers qui le joignirent voiant une grande