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HISTOIRE DE POLYBE,
quantité de vases précieux, un habit de pourpre & les autres meu-bles dont ceux-là lont ordinairement accompagnez , ceíserent àcpoursuivre , se mirent à piller, 8c laifferent Attaîus íe retirer tran-quillement à Erythrée.
Philippe, quoique vaincu, fit beaucoup valloir ce petit avantagéII se mit en haute mer, raísembla ses vaiíseaux, & releva le couragede ses troupes en les flattant qu’elles avoient remporté la victoire. (Quel-ques-uns en effet furent portez à le croire en voiant ce Prince train#après lui le vaisseau même d’Attalus. A la vue de ce vaisseau Dion)''íìdore conjectura ce qui étoit arrivé au Roi son maître. 11 leva $signal, rappella autour de lui ses galères, & sc retira fans courir auc^nique dans ses ports de l’Asie. En même tems ceux des Macédoni ellSqui étoient aux mains avec les Rhodiens, & qui étoient maltraitése retirèrent du combat les uns après les autres, sous prétexte d allersplus vite au secours de leurs vaiíseaux. Pour les Rhodiens , apisavoir lié à leurs galères une partie de celles, qu’ils avoient prises, ^coulé à fond les autres, ils s’en allèrent à Chio.
Du côté de Philippe il périt dans le combat contre Atfalus uneg 3 'lére à dix, une à neuf, une à sept, & une à six rangs de rames, $autres vaiíseaux pontez, Sc quarante vaiíseaux légers, à quoi il 0ajouter deux quadrirémes 6c sept petits bâtimens qui furent pris. seperte d’Attalus fut d’une galiote 6c de deux quinquerémes 6c deux t fl 'rémes, qui furent mises hors de combat. On ne sic aucune prise ^eux, 6c l’on ne leur tua que soixante hommes , 6c au Roi de Per 0 ^que soixante 6c dix. Les morts, dans l’armée de Philippe, montese! 1au nombre de trois mille Macédoniens 8c de six mille alliez : 6c Vo0prisonniers tant de Macédoniens que d’alliez deux mille hommes & 0cens Egyptiens.
Ainsi finit la bataille navale donnée à la hauteur de Chio. Philipss’en attribua toute la gloire, 8c cela fur ces deux raisons: la pretse^qu’aiant poussé Attalus fur le rivage, il s’étoit rendu maître du vass^ 1 'de ce Prince: l’autre, qu’aiant jetté l’ancre près du promontoire à'ïf
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les débris mêmes de ses ennemis.
d’agir ce qu’il avoit préten
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genne , il s’étoit arrêté parmi
lendemain il soutint par sa manière _ - D __ ___ _
veille. II raísembla les restes des vaiíseaux brisez, 6c sit donner se ^pulture à ce que l’on avoit pu reconnoître des siens parmi lesTout cela ne se faiíòit que pour persuader au peuple qu’il étoit vi^Pjrieux, car l’on ne doit pas croire qu’il en fût persuadé lui-même. 'fut aisé de s’en appercevoir, lorsque, pendant le tems mêmequ’il j° lì0i cle personnage de vainqueur, les Rhodiens 6c Dionysidore vinrent ^leur ilote se présenter en bataille devant lui. II ne se montra point
souffrit, sans branler, que ses ennemis reprisent la route de ChioJamais ce Prince, ni fur terre ni fur mer, n’avoit perdu une
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