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Tome VI.
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AMBASSADES de POLYBE.

lui dit nettement qu’on ne s’assembleroit pas ; ce qui le mit en si grandecolère 3 qu’il partit d’Achaïe fans vouloir entendre ce que les Magistratsavoient à lui dite. On crut que ce Députe. & a™»' )“■

vius, n’auroient pas parié avec tant de liberte, f urent u s Í S

qu'Aristéne & D.ophane étoient pont eux.

d’avoir attiré Ces Romains Velpnc dc la multitude. Tel

men, 8c passerent-ils pour íuípects aans 1 cipi w

étoit l’état des affaires dans le Péloponèse.

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différentes Ambaffades vers les Romains. Ambaffades des Ro-mains auprès de Philippe & des Grecs.

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C iEcilius, de retour à Rome, fit au Sénat le rapport de toutce qui lui étroit arrivé dans la Gréce. On fit ensuite entrer lesAmbafîadeurs de Macédoine & du Péloponèse. Ceux de Philippe &d’Euméne furent introduits les premiers, après eux les exilez d’Asnum8c de Maronée, qui repérèrent ce qui avoit été dit ci-devantà Carciliusà Thessalonique. Le Sénat, après les avoir entendus, jugea qu’il falloitenvoier de nouveaux Ambassadeurs à Philippe, pour examiner fur leslieux s’il s’étoit retiré, selon qu’il l’avoit promis à Carcilius, des villesde la Perrhébie, 8c pour lui ordonner d’évacuer /En u m 8c Maronée sêc de sortir en un mot de tous les châteaux, terres Sc villes qu’il oc-cupoit fur la côte maritime de la Thrace. On écouta ensuite Apollo-nidas, Ambassadeur que les Achéens avoient envoié pour les justifierde n’avoir point donné de réponse à Carcilius, & pour informer le Sé-nat de tout ce qui avoit été fait au sujet de Lacédémone, qui de soncôté avoit député à Rome Arée Sc Alcibiade, tous deux de ces anciensexilez que Philopœmen 8c les Achéens avoient rétablis dans leur patrie.Ces deux ingrats, malgré un bienfait si précieux 6c si récent, se char-gèrent de l’odieuse commission d’accuser ceux qui les avoient sauvezcontre toute espérance, 8c qui leur avoient procuré le bonheur de re-voir leurs foiers. Rien n’irrita plus les Achéens que cette ingratitude.-Apollonidas prouva qu’il n’étoit pas possible de régler mieux les affai-tes de Lacédémone que Philopœmen 8c les Achéens ne les avoient ré-glées. De leur côté Arée 8c Alcibiade tâchèrent de faire voir au con-traire que les habitans aiant été chassez par force de Lacédémone, tou-tes les forces de la ville étoient épuisées ; que réduite à un très-petitsombre de citoiens, 8c ses murs abattus, on n’y pouvoit plus vivre eníù reté • qu’elle avoit perdu son ancienne liberté ; qu’elle n’étoit pas

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