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fans , consacraient la plus grande partie de leur fucceíïîon a Réta-blissement de ces forces de confréries. Il étoic beaucoup de Béotiensqui avoient en un mois plus de repas à prendre que le mois n avoirde jours. Les Mégariens se laíìérent enfin d’un gouvernement fi pi-toiable, & se rejoignirent à celui des Acheens qu ils avoient quitte.Car dès le tems d’Antigonus Gonatas ils ne formoient qu un Etatavec les Achéens. Ils ne s’en étoient même séparez , pour s uniraux Béotiens , que de leur consentement, & parce que Cleoméneoccupant RIfthme ils ne pou voient avoir nul commerce avec eux.Les Béotiens furent extremement choquez de cette désertion , ilsse crurent méprisez & coururent aux armes. Pleins de mépris pourles Mégariens ils Rapprochèrent de la Capitale , fans penser que lesAchéens viendraient au secours. Déja ils faisoient leurs approches,lorsque saisis d’une terreur panique, fondée fur le bruit qui courut ,que Philopœmen arrivoic avec lès troupes, ils 1 aillèrent leurs échellescontre les murailles & se retirèrent en désordre dans leur pais. Quel-que dérangé que fût le gouvernement des Béotiens , ils ne souffrirentcependant pas beaucoup des guerres de Philippe & d’Antiochus. Maisils eurent beaucoup à souffrir dans la fuite. La fortune sembla vou-loir se dédommager, & elle les traita cruellement, comme nous ver-rons plus bas.
X L I V.
Les mêmes.
L E prétexte dont les Béotiens couvraient leur haine contre les Ro-mains, étoit la mort de Brachylles & Rexpédition que Titusavoit entreprise contre Coroné pour venger les Romains qui avoientété tuez fur les chemins. Mais dans le fond ils n’avoient d’autres rai-sons de les haïr que celles que nous avons rapportées. Car lorsqu’An-tiochus fut proche de Thébes, les principaux citoiens furent au-devantde lui, témoignèrent beaucoup de joie de le voir & Ramenèrent dansla ville.
Tome VI.
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XL V.