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Tome VI.
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440 EXEMPLES DE VERTUS

mens. Cependant la faction d’Ascondas l’emporta, on va voir com-ment.

Antigonus, après la mort de Demetrius, aiant été fait Tuteur dePhilippe, venoit par mer à l’extrémité de la Béotie póur je ne íçai quel-les affaires. A la hauteur de Labryna une tempête affreuse les surprit& jetta fes vaisseaux fur la côte, où ils restèrent à sec. Le bruit fe i' e 'pand austitôt qu’Antigonus devoir faire une décente dans la Béotie-Sur cette nouvelle Néon prend toute la cavalerie, dont il étoit Cap 1 'taine général, & la conduit de tous cotez pour empêcher l’irruption-II arrive où étoit Antigonus fort inquiet & fort embaraste. II étoitfacile d’incommoder là les Macédoniens, mais Néon, contre leur pr°‘pre attente, les épargna. Les Béotiens lui en fçûrent bon gré, maisles Thébains le trouvèrent très-mauvais. Quand à la faveur du fl otles vaistèaux d’Antigonus purent continuer leur route, il commença pa sremercier Néon de ne l’avoir pas attaqué dans l’état où il étoit, & pa# 1ensuite en A fie. II conserva le souvenir de ce bienfait. Après avoitdans la fuite vaincu Cléoméne & s’être rendu maître de Lacédémone»il fit Brachylles Gouverneur de cette ville. Ce ne fut pas la feule fa'veur que reçut cette famille. Tantôt Antigonus, tantôt Philippe l ulfourniílòienc de l’argent, & l’appuioient de leur protection. Avec eesecours, bientôt elle se mit au destusde tous les Thébains qui lui étolescontraires, &c les obligea tous, à l’exception d’un très-petit nombre, ase ranger du côté de la Macédoine. Telle est l’origine & du créd^que la famille de Néon avoit chez les Macédoniens, & des libéralitéqu’elle en recevoir.

Pour revenir à la Béotie, tout y étoit dans un fi grand désordre»'que pendant près de vingt-cinq ans les tribunaux demeurèrent fe f 'mez, les contrats suspendus , les procès indécis. Les Magistraloccupez tantôt à ordonner des garnisons , tantôt à marcher à quel'que expédition, ne trouvoient pas le moment d’écouter les diffère^des particuliers. Des coffres publics , quelques Chefs prenoient de-quoi distribuer aux citoiens pauvres, pour s’attirer leurs suffragesen obtenir les premières dignitez , & le peuple panchoit d’autaU 1plus en leur faveur, qu’à l’abri de ces Magistrats il efpéroit évitéies peines dues à ses crimes , n’avoir rien à craindre de ses créan-ciers , & tirer quelque argent du trésor public. Celui qui con trl "buoit le plus à cette corruption, étoit un certain Ophel tas. Tous léjours il formoit quelque nouveau projet, qui paroislbit utile pour l< -présent, mais dont les suites dévoient être funestes à l’Etat. d slI1 _traduisit encore une coutume pernicieuse. Les pères qui mouroisfans en fans , ne laiíserent pas leurs biens à leur famille, comm?s’observoit autrefois , ils les léguèrent à leurs compagnons de ta

pour être dépensez en commun. Ceux mêmes qui avoient des e

fans,