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378 LES PRIVILEGES
dcr à nos Amis, en vertu de la présenté Alliance.
X V. Et afin que lesdits Sieurs des Ligues connoissent claire-ment la íìncere amitié que Nous, LOUIS, Roy, leur portons:Nous voulons & nous plaît doreíhavant, tant que cette Alliancedurera, donner annuellement-à chacun Canton des Ligues, ou-tre les deux mille francs qu’ils ont eu par ci-devant du Roy,François I. de ce nom notre grand Oncle, de haute & louablemémoire, par le Traité de Paix perpétuelle, encore mille francsde crue, & s’en fera le payement à chacun defdits Cantons, autemps & terme en la forme & maniéré , que les Pensions des deuxmille francs feront payées : à sçavoir, qu’elles seront payéescomptant & fans aucun délai à Lyon, au jour de Noitre-Damede Chandeleur; & en défaut de ce que les Ambassadeurs atten-dissent & demeurassent plus de huit jours audit Lyon , nous feronstenus leur payer leurs dépens, qu’outre lesdits jours, ils pourrontfaire.
XVI. Ensemble Nous voulons & entendons aussi donnerannuellement aux Alliez & Confederez defdits Srs. des Ligues &de Nous, tant que cette'Alliance durera, outre les Pensionsgenerales qu’ils reçoivent présentement, par vertu dudit Traitéde Paix, pour augmentation d’icelles pensions à chacun Allié lamoitié de la somme de la pension generale, laquelle moitié serapayée aufdits Alliez, en la forme & maniéré que les pensions ge-nerales sent ordinairement fournies & payées.
XVII. Et est aussi accordé que si par occasion de quelqueGuerre, le Traité de Sel estoit- à Nous des Ligues refusé deslieux desquels nous pouvons & avons de couítume d’en avoir;alors Sa Majesté nous permettra le Traité dudit Sel de ses Pays,& d’autres vivres pour nostre provision & nécessité, tout ainsi& au même prix que lés Sujets l’acheptent ès Pays de son obéis-sance, toutesfois quant aux Péages, seront traitez comme il estaccoustumé.
XVIII. Et pour autant que les Traitez de Paix & amitiédoivent fans aucun changement demeurer en leurs articles,force Sc vigueur, & qu’à cause de la Justice des personnes quiont prétentions ou querelles, il se trouve quelque obscurité lurce, a esté conclu que si aucun des Ligues avoit ci-après action &demande allencontre de Sa Majesté, pour quelque cause que cesoit; alors le Demandeur donnera h entendre fa prétention &querelle à ses Seigneurs & Supérieurs ; & si susdits Seigneurs & Su-