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Tome premier.
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t : L I V RE I. CHAP., IV.Ì fy

idée de la mer 0), ils conçoivent ce projet pour la:première fois, &réxécutent avec tant de. courage, que dès-lors ils osent attaquer lesCarthaginois, à,qui de tetn's -immémorial on n’avoit contesté la supé-riorité sur la mer. Mais voici une. autre preuve de la hardiesse prodi-gieuse des Romains dans les grandes entreprises: lorsqu’ils résolurentde faire passer leurs troupes à Messine, ils n’avoient ni vaisseaux pon-tés, ni,vaisseaux de transport, pas même une felouque; mais feule-ment, des bátimens à cinquante rames, & des galères à trois rangs,qssils avòient empruntées des Tarentins, des Locres, des Eleates &des Napolitains. Ce fut fur ces vaisseaux qu’ils osèrent transporterleurs armées.

Lorsqu’ils traversèrent le détroit, les Carthaginois étant venus fon-dre fur eux, & un vaisseau ponté qui s’étoit présenté (sabord au com-bat, aiant échoué & étant tombé en leur puissance, ils s’en servirent

(a) Sans s'être jamais fait aucune idèe da la font renouvellèes. Outre ces preuves que twtis ti•mer. ] Notre Auteur se contredit furieusement rons de Polybe, contre lui-même, continuê-t’il,dans ce passage; qui voudroit le concilier avec nous Usons que Van de Rome 416. qui précéda lalui-même s’y trouverait très-embarassé. Ce qu’il seconde guerre Punique de 74. ans les Romains a-dit dans ce premier Livre; il l’oublie dans son voient ruiné le port des Àntiates, U s’étant empa-troisième, où il rapporte des Traités très-anciens résde leur flotte, quiétoit de22. Galères, entre lef-cntre les Romains & les Carthaginois. I! y en a quelles il s’entrouvoit ftx armées d’éperons, le Con-Un pris de si haut qu’il fut fait peu après I’expul- fui Maenius orna de ces éperons la Tribune ahxhorsion de Tarquin, c’est-â-dire fous les premiers rangues dans la place publique, brûla ks naviresConsuls près de 250. ans avant la première guerre dépouillés de cette défense , fit remonter les autresPunique, & un autre en 402. où l’on voitmani- jufqu’à Rome, [f les fit mettre dans le lieu destinélestement que lesRomains ne trafiquoient pas sou- à la garde & à la fabrique des vaisseaux Ce quilement fur mer, mais qu’ils avoient des Navires prouve invinciblement que dèscetems-làles Romainspropres pour toute autre chose que pour le trafic s’appliquoient aux affaires de la marine. Nous lisonsà qu’iìs fe méloient même de piraterie, car Po- de plus, dit-il quelques lignes plus bas j que leslybe spécifie dans !e Traité les dífFerentes espèces Romains avoient en mer une flotte de dixvazjfeauxde Mtimens après avoir parlé de vaisseaux en gé- couverts & armés avant la guerre des Tarentins,itérai. Si ces vaisseaux n’eussent été que mar- c’est-à-dire environ ig. ans avant la premièreguer~ehands, pourquoi cette distinction ? les Romains re Punique. Ce fut cette flotte qui donna occasionsourdent donc les mers soit en bien soit en mal, à la guerre contre Tarente. II dit ailleurs que cequoique le métier de Corsaire, qui n’est pas Vulérius, qui commandoit, exerpit, selon le té-autrement fort honnête en ce tems-ci, fut alors moignagede Tite-Live,la charge deDuumvir m-très-honorable-, c’est Polybe & Thucydite qui val, dont ■ V office étoit d'équiper, de réparer g? d’en-flous l’apprénent. ■ tretenir les flottes. Ces charges de Dwurnvìrs fu-

Le passage de Pyrrhus en Italie neproduifit-il rer.t créées Van de Rome 443. c’efi à-dire environpas un> Traité d’alljance entre Rome & Carthage, 5 o. ans avant k tems ou Polybe prétend que lesRi--w 1 573 * de Rome? je renvoie mon lecteur à M. mains commencèrent à s’appliquer à la mer.

Huee, qui me soulage beaucoup dans cette affai- Il est dor.c confiant que les Romains s’uppìiquoitntre-ct; j’ignorois qu’il eût écrit, fur la navigation, à la mer dès le tems de leurs Rois, premièrementdes Anciens, ce qui ne m’est guére pardonnable.- pour le négoce, mais que les ennemis qui environ-R cite Tite-Live fur le Traitté.dont je viens de noient leur état défis VItalie leurfujcitèrent tantParler qui prétend que c’est le quatrième. Aces- d’affaires, qu’ils surent contraints de fe relâcherLits, ce poli & savant Ecrivain , avec lequel je dans le foin de la marine-jusqu’au tems de la pre-fle pouvois éyiter denie rencontrer, ajoûte;//. miere'guerre Punique; car alors ils lar éprirent avec.Parait par-ce.Traité que les. Romains avoient alors tant d’ardtur & une. fi prodigieux succès qiie tout c 6^gljflè k foin de la mer . Cor ils stipulent que qu’ils avoient fait auparavant, ne mérita pas en.‘s Carthaginois leur fourniront des vaisseaux élans comparaison d'être compté pour rien. Rt c’cjl en CQ‘besoin çflpeur les voiages, & pour la guerres- sens qu’il faut entendre & expliquer Polyle.

au surplus les conditions des 2 mités précedcns