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Tome quatrieme.
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r iì'VRt irr chap. t :

vera comme Jes autres fondé fur les mêmes principes,fans être semblable à tous ceuxhue j’ai donnés dans les Volumes précédens, à l’égard de la distribution des troupes.

Dn habile Général qui fe trouve plus fort en infanterie & plus foible en cavalerie,comme Sempronius contre Annibal, ne doit jamais refuser le combat fans de grandesraisons, lorsqu il est assuré de la valeur de fop infanterie, s’il n’rgnore pas qu’il peutfortifier fa cavalerie de son infanterie. Le Consul Romain Tignoroit, il y a lieu decroire que son Collègue l'ignoroit auílì. On doit conclurre de là que les raisons deScipion étoient très-sages & très-folides, & que Sempronius étoit un franc étourdi dehazardernne action générale dans les plaines, qu’il pouvoit éviter,contre une arméeextraordinairement supérieure en cavalerie, & qui joignoit la ruse, l’aftïfice (Sr lifì très-grand art à une audace extrême contre un ennemi qui n’oppofoit que celle -ci, &beaucoup dé présomption, sons aucune capacité,& avec une expérience fort au-des-sous de la médiocre. ' On a pû Vôir ce que j’ai dit de la disposition d’Annibal, elle estd’un grand Capitaine & d’un profond Tacticien.

-Je vah donner celle qui me paroît la plus propre à être opposée à un Général quise trouveroit plus fort en cavalerie, si le plus faible fe trouvait dans un cas'semblablea celui des Romains : le secret consiste à fortifier sa cavalerie plus foible de son infan-terie. Par cette ruse il peut raisonnablement compter fur la victoire. On peut toutespérer dans une bataille, si l’on joint à la valeur des troupes l’excellence de la distri-bution de chaque arme & de Tordre, qui peut suppléer au nombre.

Dans-une bataille que le Général Schoulembourg perdit contre les Suédois à Ge-manertoif, il leur Opposa une disposition très-fçavante & très rusée, qui nc lui servitSe rien, Ces troupes aiant d’abord lâché le pied à la vûë de Tennemi ; mais nous n'op-posons ni ne supposons pas ici de telles gens dans Tordre que nous allons donner. Etquand k cavalerie íèreit moins brave &fort inférieure à celle de Tennemi, nous nenous en mettons pas autrement eti peine: nous y suppléons par ce que nous avons deplus fort , c’est-à-dire par rinfanteriè.

Je me range donc fur deux lignes, la.cavalerie fur les aîles, les escadrons (2) en-rekssés des Colonnes (z), & d& deux pelotons (4) de vingt à vingt-cinq grenadierschacun. La seconde ligne (z) R peu près dans le même ordre , les aîles ferméesdes Colonnes (6) & (7) de deux sections chacune. Comme je veux faire un effortà mes ailes, & donner par là, je refuse mon contre (8) à Tennemi (9) autant qu’ilm’est possible. Je ne laisse pas de le fortifier par les Colonnes (iû) & (11), & partine seconde ligne (12). je prétens que mon centre ne bouge-, pendant que mes ai-les avancent •& attaquent la cavalerie, en même tems oúc les-escadrons & les'Colon-nes de la seconde ligne (5) pariant encre les intervalles des corps de la première, at-taqueront & tomberont fur ceux ds la seconde de Tennemi (13), avec ordre à ceixqui commandent de détacher quelques escadrons après les fuiards, pendant que le grosfe repliant fur ce qui reste encore en entier le prendra cn flanc, en même tems quele centre (8) marchera pour attaquer l’infanterie ennemie (9). Celle-ci ne fçauroitfe détacher de son centre pour tomber fur (8), sons s’ëxpófèr à être prise par ses der-rières par les troupes victorieuses à ses deux aîles. Ce mouvement est trop délicat& trop dangereux, lorsque les aîles fe trouvent vigoureusement attaquées. Jë n’en-ire pas dans un plus grand détail, parce que je suppose mon Lecteur au fait demon principe & de ma méthode.

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