153 HISTOIRE DE P O L Y B E,
Ce fut aufil dans ce même quartier d'hiver qu’il s’avifa d’un stratagè-me vraiment Carthaginois. II étoit environné de peuples légers à in>constans, h liaison qu’il avoit contractée avec eux étoit encore toute ré-cente. 11 avoit à craindre que changeant à son égard de dispositions, ilsne lui dressassent des pièges •& n’attentassent fur íìi vie. Pour la mettreen sûreté, (a) il fit faire des perruques & des habits pour toutes lesdifférentes iòrtes cTàges, il prcnoit tantôt i’un tantôt l’autre, & se dé-guisoit si souvent, que non seulement ceux qui ne le voioient qu’enpas-íànt, mais ses amis mêmes avoient peine à le reconnoître.
(a) II fit faire des perruques b dis habits pour gineroient-ils' pas que tous les hommes ont k50 utes Us différentes fortes d'dges.} Ceux qui rap- pelade, puisqu'il s’en trouve peu qui ne Toientportent à la pelade, le précurseur du mal deNa- coiffés comme les verolés de leur tems?pies, l’oripine & l’invention des perruques, se II eji certain, dit le Furetériana, qu'avnnitrompent hien fort, s’ils prétendent que l’une& Chartes FIII. h-vérole ou la pelade étoit inconnutl’autre de ces deux maladies n’ont fait leur entrée en France: t'armée de ce Prince en périt presquedans le inonde que fous le régné de Charles VIII. tonte; parcs que ce irai n'etani pas encore connu ,11 n'est pas ici question de ces maladies, mais des • on n’y pouvait apporter du remède: ce qui f ait voirperruques, que je crois plus anciennes que le fié- que ce n'étoit pas la lèpre. Mauvaise raison, puis-cle d'Annibal :.car de la façon dont Polybe s’ex- que la lèpre a disparu en même tems que le ré-pliqué, il semblerait qti’elles étoient connues de méde a été trouvé, je ne fai comme i! est ar-son tems;& si Annibai avoit été le premier qui rivé; niais ce mal dont laguérilon devioit plutôts'en fût coiffé, il n’eûtpas manqué de nous l’ap- regarder les Médecins que les Chirurgiens ; estprendre. Il fit faire, dit-il, des perruques & des tombé en. partage à ces derniers, dont iis tirenthabits pour toutes les différentes Jcrtes a’âges, il une abondante moisson de pistoles.-Cela me faitpfenoit tartôt I'untantit Vautre. 11 falloit qu’il en souvenir d'un conte qui cn vaut bien la peine,.eût bonne provision , ou qu’il y eût des perru- bien qu’il ne soit point parlé de perruques, maisquiers suivant l'armée en ce tems - là . comme d’un Chirurgien qui avoit beaucoup gagné àgué-nous cn avons dans les nôtres, qui sc mêlent rir la vérole, & qui définit celui qui lavoit'ap-auíîî de la barberie. Je m’étonne que les Sa- portée en France. Voici les paroles de 1 Auteurvans n’aient pas pris garde A ce passage de mon (a) dc ce conte.
Auteur, qui me paroît remarquable: car beau- 'Vous me faites souvenir de ce Maine de S. Deniscoup de gens ont cru que les.perruques étoient en France qui voulut faire .Tentendu ,-voiant Mut•une invention moderne. tre Thiene de fier y.à genoux ; tourné vers lufigu-
Ambroise Paré dans son Traité de la Chirurgie, re.deCharles VllI .Lt Moine luitlit: M. mon amirapporte que deux jeunes hommes de Paris, ou- vous failles, ce n’est pas Vivtage d'un Saint quetre quantité de Pardons, de Chapelets &dc-Mé- celis..devant qui mus pritz. Je le Jçai bien, dit-dailles qu’ils rapportèrent de Rome, se munirent il , je ne fuis pas fi léte que vous , je cannois quedc plusieurs curiosités & gentillesses du païí. 11s c'est la représentation du Roi Charles VIII. poufn’oubliérent pas aussi de íe charger d'une bonne l’arr.e duquél je prie, porce qu’il a apporte la vt-provision de menus suffrages,que Vénus distribué fole en France ; ce qui n.'a fait gagner Jìx tru septlibéralement & à bon marché dans ce païs là, & mille livres de rente. Cétoit beaucoup -en cequi dégénèrent bientôt en vérole, qu’on nom- tems-là, on gagne encore plus en celui-ci. íAmoit en ce.tems-là la pelade, - farce que cette est surprenant combien les Chirurgiens s’enri-maladie annonçoit k venue de l’autre, & avoit chissent à traiter cette maladie, 'je voudroisquela vertu de faire tomber les cheveux ds ceux qui par gratitude ils laissassent là Saint Cohue,&qu'il-ss'en trouvoient atteints & convaincus. C'est à prissent Job pour Patron. Gui Patin nous le don-eile que Paré prétend qu’est dûë la découverte ne pour le Patron des véroiés. II nomme deuxl’invention des perruques, qui étoient d'abard Auteurs célébrés, qui ont écrit que la maladie deíì simples, dit-il, qu’elies ne ccnsistoient qu’ea Job étoit Ir. grosse vérole. Pour répondre à cequelques cheveu;:, que l’on cqufoit assez gros- que vous me mandez , écrit-il à son ami,;evo!çr.fièrement autour d’une calotte dc cuir ou de laine, dirai qu; Bolduc Capucin, avfifi bien que Révéladent ceux qui avoient la pelade se couvroient la Jésuite Espagnol, ont écrit que Job avoitla ve-tête, en attendantqu’il plût à quelque Chirurgien rôle. Je croirais volontiers que David (J Sáli-:habilede les guérir de telle forte, que les che- mon savaient auji.
.veux leur plissent revenir. Si les gens de ce fié*
cle-là xevenoient zu monde en celui-ci, ne s’ima- (a) Féroalde de Verville. '