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Tome sixieme.
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LIVRE IX. CHAP. IX. 89

ruisseaux conduits dans les terres Pépuiíènt avant qu’il se jette dans lamer. C’est un fleuve tout différent de la plupart des autres. Ceux-cis’augmentent à mesure qu’ils parcourent plus de païs , se grossissent enhiver, & baissent beaucoup au fort de Pété* L’Euphrate ail contraireest fort haut au lever de la canicule, & il n'est nulle part plus grandque dans la Syrie. Plus il avance, plus il diminue. La raison en estque ses accroissemens ne viennent pas des pluies d’hiver, mais de lafonte des neiges: & il diminué, parce qu’on le détourne & qu’on lepartage pour ainsi dire par ruisseaux pour lui faire arroser les terres.C’est ce qui rend si long le transport des armées par l’Euphrate, par-ce que les vaisseaux font fort chargés & le fleuve tres-bas; de forteque la force de ses eaux n’est presque d’aucun secours pour la navi-gation.

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Tome VI.

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