AMBASSADES DE POLYBE. iót
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XIIÍ.
Après la p'ìfe á'Hêraclée par les Romains , les Etolìens envoientplusieurs fois à Rome des Ambassadeurs , if font enfin obligés dese rendre à la foi des Romains. Trompés par ìe mot de Foi, &r*instruits ensuite de la force de ce mot , ris en J ont efsraiês f rom-pent le Traité. Retour de Nicandre envolé par tes Etolìens àAntiochus , if fa conférence avec Philippe.
P Héneas Prêteur des Etolìens voiant, après la prise d’Héracíée, îedanger qui menaçoit l’Etolie, & se représentant les maux qui dé-voient fondre fur les autres villes, se hâta de députer k Manius poiurdemander une trêve & la paix. Ces Ambassadeurs furent Archedame,.Pantaleon & Chalése, qui abordèrent le Consul bien disposés k lui fai-re un long discours. Mais Manius ne leur en donna pas le loisir, illes interrompit fous prétexte qu’il étoit trop occupé de la distributiondes dépouilles d’Hêraclée. II leur accorda tine trêve de dix jours, &leur dit qu’il feroit partir avec eux Lucius, k qui ils n’auroient qu’kdéclarer leurs intentions. Lucius arrive avec eux k flypate, les con-férences se tiennent: les Etolìens, pour justifier leur mécontentent -rappellent les services qu'ils avoient rendus aux Romains. Mais Luciusles interrompant, leur dit que cette forte d’apologie n’étoit plus désaison, qu’ils avoient rompu avec les Romains, qu’ils s’étoient atti-rés eux-mêmes la haine qu’on avoit pour eux, que leurs services pas-sés leur étoient maintenant inutiles , qu’il ne leur restoit qu’un moiende se remettre bien avec les Romains;,qui étoit çîe recourir aux,priè-res & de supplier le Consul d’oubîier & de pardonner les excès où ilsétoient tombés. Les Etoliens, après avoir ïongtems délibéré fur cet-te affaire, résolurent enfin de laisser le tout k la discrétion de Manius& de s’abandonner k la foi des Romains, sens fçavoir k quoi ils-Rengagement, & ne prétendant par-là que se rendre Lucius plusfavorable. En quoi ils s’abusoient lourdement; car chez les Ro-mains s*abandonner à la foi> c’eit se soumettre absolument au vain-queur.
Le Decret ratifié, ils envolèrent Phéneas avec Lucius pour faire cort-noître au Consul ce qui avoit été résolu. Présenté k Manius,. après-avoir dit quelque chose pour la défense des Etoliens, il conclut en di-sant , qu’il avoit été réglé chez eux-qu’iis s’kbandonneroient k la foi dès-Romains. Cela ejl-il ainsi , reprit le Consul ? Quand ils l’en eurent as-suré: Hé bien , continua le Consul, il faudra donc qu'11 ne passe en'
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