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Tome sixieme.
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266 AMBASSADES DE POLYB R..

ils avoient pensé être jettés dans les fers; inquiets & embarassés fur 're-parti qu’ils avoient à prendre, ils renvoiérent les Ambassadeurs pourprier ou qu’on diminuât la somme, asm qu’on pût l’aquiter, ou queles Magistrats & les femmes ne fussent pas comptés parmi ceux queles Romains avoient en leur disposition. Avec ces instructions ils re-viennent à Publíus, mais Lucius leur dit qu’il n’avoit pouvoir de trai-ter de paix avec eux qu’aux conditions qu’il leur avoit marquées. Usretournent à Iíypate, Achedéme les accompagne, nouvelle délibéra-tion. II leur conseille, puisque la paix ne pouvoit actuellement se faire,de demander une trêve pour respirer un peu de Taccablement où ilsétoient, & d’envoier des Ambassades au Sénat, que peut-être il su-roît plus indulgent à leur égard; ou s’il les roénageoit aussi peu, qu’ilsépieroient Poccaíion que le te ms leur préíènteroit de se délivrer desmaux qu’ils soussroient; que leur état ne pouvoir devenir pire qu’il é-toit, mais que pour bien des raisons il y avoit lieu d’efpérer qu’il de-viendroit meilleur. Gn trouva cet avis très-judicieux, & l’on députaencore k Lucius pour en obtenir six mois de trêve, pendant lesquelson envoieroit une Ambassade au Sénat. Publius qui brûloit depuisîongtems d’aller en Asie, persuada bientôt k son frère de leur accorder-cette grâce.. Les conventions couchées par écrit, Manius léve le liège vremet toutes ses troupes k Lucius, & prend ayec les Tribuns la routede Rome.

XVIII..

' Ambajjaâes âcs Phocéens auprès (PAntìochus ..

S Aleucus campoit fur les frontières de lk Pliocide, lorsque les Maigistrats de cette contrée, craignant que la disette où l’on étoic nesoulevât la multitude & que les partisans d’rintiochus ne lui inspiras-sent leurs sentimens, envoiérenc k ce Prince des Ambassadeurs, pourle prier de ne pas approcher de Phocée, parce que leur résolution é-toit de rester tranquilles, & d'attendre quel seroit le succès de la guer-re, qu’alors ils se soumettroient k tout ce qui leur seroit ordonné, En-tre ces Ambassadeurs, Aristarque, Caíàndre & Rhodon étoient por-tés pour Séleucus; Iiégias & Géiias panchoient pour Antiocbus. LeRoi reçut les trois premiers poliment & leur fit beaucoup de caresses,& n’eut que très-peu d’égards pour les autres. Informé des dispositionsdu peuple & de la famine qu’il souffroit, fans entendre les Ambassa-deurs, fans leur donner aucune réponse, il se mit en marche & s’avan-ça vers la ville.

XIX,