apa AMBASSADES DE P O L t B E.
les deux Phrygies, la petite proche l’Hélefpont & la grande, la Myíîequ’il s avoient dêp. conquise , la Lycaonie, & la Lydie, les villes deMylias, de Trallis, d’Ephése, de Telmesse. Le Roi de Pergame euequelques contestations avec les Ambassadeurs d’Antiochus, prétendantque la Pamphylie est en decà du mont Taurus. Le procès fut renvoieau Sénat. Tontes les affaires, ou du moins la plupart & les plus né-cessaires étant ainsi réglées, le Proconsul prit la route de l’Hélespont,& chemin faisant confirma tout ce qui avoit été fait avec les Gaulois.
XXX VIL
Les Achêens se brouillent avec les Romains. Ambassades mutuelle r-de Ptolémée aux Achéms , b à Acbéens à Ptolémée . ■
L Es Lacédémoniens irrités du meurtre qui s’étoit fait a Compasiumde plusieurs de leurs citoiens, & croiant que par cette aétion Phi-iopœmen avoit bravé la puissance & insulté à ia majesté de la Républi-que Romaine, envoiérent à Rome des Ambassadeurs pour se plaindrede ce Préteur & de son gouvernement. Marcus Lépidus qui étoit alorsConsul, & qui fut depuis grand Prêtre, écrivit par ces Ambassadeursaux Acnéens, &. leur lit des plaintes du procédé qu’ils avoient tenu Ll’égard des Lacédémoniens. Philopœmerr avoit en même te ms députéà Rome Nicodème d’Elée. Ce fut aussi dans ce tems là que PAthénienDemetrius vint en Achaïe de la part de Ptolémée pour renouvelle? l’al-liance que ce Prince avoit autrefois faîte avec les Achéens. Ceux-ci seíirent un grand plaisir de la renouvelle?, & députèrent au Roi Lycortasmon père, Théodoridas & Poíìtéles, tous deux Sicyoniens, pour luiprêter serment & recevoir les siens. C’est ici la place d’un événementqui paroîtra peut-être étranger à mon sujet, mais qui cependant estdigne d’être raconté. L’alliance renouvellée, Philopœmen aiant reçuun Ambassadeur de Ptolémée & l’aiant fait manger à fa table, la con-versation tomba sur ce Prince. Dans l’éloge qu’en fit P Ambassadeur,iî 3’étendie beaucoup fur la dextérité & la hardiesse qu’il faifoit paroîtreà la chasse , fur Padresse avec laquelle il manioit un cheval, fur la vi-gueur & la force avec laquelle il se fervoit de ses armes: & pour f * irevoir combien ce qu’il diíoit étoit vrai, il dit que ce Roi de dessus sonélevai avoit çn chassant tué un taureau d’un coup de trait.
XXXVIII.