AMBASSADES DE POLYBE
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XXXVIII.
Les Béotiens indìspojent peu à peu contre eux ks Romains & îss
Achéens ,
T'^Epuis la pairs faite avec Antiocnus, les esprits inquiets perdirent:JL/ toute espérance cfinnover & de brouiller, & le gouvernement:changea de face. Mais comme depuis vingt íix anZ il ne s^étoie pas ren-du dé jugement, il fe répandit dans les villes qifiî falîoic que leâ pro-cès des particuliers fussent enfin décidés. Comme il y a plus ds per-sonnes peu avantagées deg biens de la fortune que de gens riches, ity eut beaucoup de contestations fur ce point. Mais ii arriva par ha*zard un événement, qui favorisa beaucoup ceux qui Cenoient pour lemeilleur parti.
Depuis longtems Titus Flaminius câchoit de faire rentrer Zeuxippedans la Béotie, par reconnoissance pour les services qu'ìl en avoit tiréspendant les guerres d’Antiochus & de Philippe. 11 obtint alors du Sé-nat qu’ìl écriroit aux Béotiens pour leur ordonner de rappeiler chezeux Zeuxippe & ceux qui avec lui étoient exilés de leur patrie. Mai?ces lettres ne gagnèrent rien fur les Béotiens, ils craignirent qíie ceSexilés, à leur retour, ne les détachassent des Macédoniens & pourconlirmer Tarrêc rendu contre Zeuxippe & ses adhérans, & auquel ilsavoient déja souscrit, on convoqua une assemblée, où son remit fur letapis tous les chefs d’accusation qu 1 On avoit auparavant contre Zeuxip-pe. On Paccusa d’abord de sacrilège, prétendant quhl avoit enlevé deslames de la table de Jupiter, laquelleétoit d’argenf. L’autre crime étoitd’avoir tué Brachylles. Après quoi ils députèrent Callícritë h Romepour dire qu’il ne leur étoit pas permis de déroger à ce qui avoit étéune fois établi selon leurs loix. Zeuxippe étant arrivé en même tems àRome pour y soutenir son droit, le Sénat écrivit aux Etoliens Si auxAchéens la résistance que faisoient les Béotiens ù les ordres, & leurcommanda de mener Zeuxippe dans fa patrie. Ces Achéens ne jugeantpas à propos dsomploier pour cela des troupes, envolèrent aux Béo*tiens des députés, qui les exhortèrent d’obéir aux ordres du Sénat,de reculer le jugement des affaires qu’ils avoient entre eux, comme ilsreculoient la décision des procès qu’avoient intentés contre eux lesAchéens, qui depuis longtems plaídoient contre les Béotiens pourcertains contrats. On promit d’abord aux Députés quson fuivroit leuravis, mais on oublia bientôt ces promesses. Hippias étoit alors Fréteurdans k Béotie. Quand Alcetas lui eut succédé, Philopœmen accorda*
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