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Tome sixieme.
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i6 AMBASSADES DE P O L Y B E.

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Sentimens généreux de Lycortas dans rassemblée des Achéens. Dé-putation au Sénat de la part de cette nation. Collierates , un desAmbaJsaceurS) trahit fa République tous les Grecs.

H Yperbate, Préteur des Achéens, niant mis en délibération dansle Conseil, si Ton auroit égard aux lettres que le Sénat avoitécrites au sujet du rétablissement de ceux qui avoient été bannis deLacédémone, le sentiment de Lycortas fut que fur cela l'on devoits’en tenir à ce qui avoit été réglé. „ Quand les Romains, dit-il»„ écoutent favorablement les plaintes des malheureux qui ne leur de-„ mandent rien que de juste & de raisonnable, ils ne font en cela3 , que ce qu’il leur convient de faire: mais lorsqu’on leur représente3, qu’entre les grâces qu’on veut obtenir, les unes passent leur pou-,, voir, les autres feroient déshonneur & un tort considérable à leurs3, alliés, ce n’est pas leur coutume de s’opiniâtrer & de forcer ces al-„ liés à leur obéir. C’est aujourd’hui le cas où nous sommes. Faisonsj, connoître aux Romains que nous ne pouvons exécuter leurs ordres,„ fans violer nos fermens, íàns aller contre les loix fur lesquelles notre„ Ligue est établie, ils se relâcheront fans doute & conviendront que„ c’est avec juste raison que nous nous défendons de nous soumettre à„ ce qu’ils nous ordonnent. Hyperbate & Callicrates furent d’un aviscontraire. Selon eux il falloit obéir, Sc il n’y avoit ni loi, ni serment,ni Traité qu’on ne dût sacrifier à la volonté des Romains. Dans cepurtage de sentimens, il fut résolu qu’on députeroit au Sénat pourl’informer de ce que Lycortas avoit exposé dans le Conseil. Les Am-bassadeurs surent Callicrates Léontésien, Lysiade de Mégalopolis &Aratus de Sicyone, & on leur donna des instructions conformes à cequi avoit été délibéré.

Quand ces Ambassadeurs furent arrivés à Rome, Callicrates intro-duit dans le Sénat fit tout le contraire de ce qui lui avoit été ordonné.Non seulement il eut l’àudace de blâmer ceux qui ne pensoient pascomme lui ? mais il se donna encore la liberté d’avertir le Sénat de cequìî devoit faire. „ Si les Grecs ne vous obéissent pas, Pérès conscrits,,, dit - il, íi l’on n’a égard chez eux ni aux lettres ni aux ordres que„ vous leur envoler,, c’est à vous seuls que vous devez vous en pren-z, dre. Dans toutes les Républiques il y a maintenant deux partis »„ dont l’un soutient qu’on doit se soumettre à ce que vous ordonnez,5 , Sc que les loix» les Traités, tout en un mot doit plier fous votre

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