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vainement le siège. Après quelques approches, volant que Sofanderqui avoit été élevé avec le Roi & qui étoit entré dans cette villeavec un renfort de troupes, rendoit tous ses efforts inutils, il s’enalla k Thyatire: mais rencontrant fur la côte, qu’il rangeoit, le tem-ple de Diane dans THiéra-Comé. il en pilla tous les ornemens. IImaltraita beaucoup plus celui d’Apollon proche de Temnos, il le ré-duisit en cendres. De là cet ennemi des hommes & des Dieux pritla route de Bithynie. Mais il ne rentra pas dans son Roiaume fansavoir porté la peine de fes crimes. Les Dieux fe vengèrent, ilperdit en chemin la plus grande partie de son infanterie par la di-sette & la dysenterie.
LXXVIII.
Aristocrates , fréteur de Rhodes.
A Juger de ce Rhodien par son air noble «S c fa taille avantageuse,on ne pouvoit s’empêcher de le respecter & de le craindre; iln’en fallut pas davantage aux Rhodiens pour lui donner le commande-ment de leurs armées. Mais ils fe repentirent dans la fuite de ne savoirpas approfondi. L’occasion fe présenta d’agir; à fépreuve de ce creu-set , il ne parut plus le même. 11 démentit par fes actions le jugementqu’on en avoit trop légèrement porté.
LXXIX.
Archias.
C E malheureux traître avoit fait dessein de livrer PI île de Chypreà Demetrius. La mine aiant été éventée, il fut conduit de-vant les juges, & pour éviter le supplice qui lui étoit dessiné , il fependit au cordon d’une tapisserie. Ainsi les hommes vains fe flat-tent toujours de vaines espérances. Celui-ci espérant de recevoir cinqcens talens de fa trahison, avec la vie perdit tous les biens qu’il a-voit déja.
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