148 SUPPLEMENT A L’HÍSTOIRE DE POLYBE.
Lettre j’allégue * qui font tirées de la nature de ces angles, & de la hauteurremédier lur ^ ac l ue ^ e on combat. Et je m’y attache encore pour les mêmes rai-au'désoutsons. Prétend-il éluder ces raisons par son feu de biais j? Suffit-il dede ses produire dans une planche quelques lignes de feu imaginaire , pourngts ' être en droit de dire, j’ai prouvé? Pour ruiner de telles preuves, jecrois en avoir trop fait d’y avoir touché (j. En fau t-il d’avantage, jene dis pas pour un Homme de guerre, qui, les voiant seulement re-présentées fur la planche, en peut connoître assez pour me dispenserd’y ajouter rien déplus, mais pour Monsieur de iWtf/^lui-même, quitout prévenu qu’il est, nesauroit s’empêcher de douter de la réalité dece feu? „ Je veux , dit-il, que ces lignes de feu ne soient pas telles que je les„ représente. ” Voilà le doute. Car ajoute-t-il, quoi qu'elles soienttelles en effet , à savoir sur la planche, ,, Ce n'ejl ici qu'unesupposition. 'Voilà ce qui confirme la glose. Mais il ne s’agit pas ici de doute nide simple supposition. Ces lignes de feu devroient être telles en ef-fet, pour qu’il y eût seulement la moindre apparence, que par leurdéfense elles pussent remédier aucunement au défaut naturel des an-gles. Je dis plus, quand même cela seroit, ce qui néanmoins est mo-ralement impossible pour les seules raisons que j’ai indiquées dans maseconde Lettre; Quand ces lignes de feu pourroient être telles en ef-fet, il ne seroit pourtant pas possible, que dans un cas d’attaque en-vironnante, dont il s’agìt dans la page qu’il cite, elles puissent servirà la défense des angles, parce qu’alors l’ennemi se présente égalementaux faces, où il faut se défendre comme par tout ailleurs, & cela parce même feu des faces, mais qui doit être tiré ici en ligne perpendi-culaire fur le front. Je crois qu’en voilà provisionnellement assez,pour ruiner les preuves qu’il veut tirer de son feu de biais, & pourêtre en droit de lui en demander de tout autres. Mais les voici. „ D’ail-„ leurs, dit-il, il n’a pas pris garde que ma Colonne n’est composée5 , que de 24. à 26. files de tête à queuê'. A la vérité, il suppose une„ Colonne isolée de retraite & seule sans nul apui, & nullement lors„ qu’elle se trouve placée dans une ligne où il ne trouve rien à re-„ prendre. Mais cela ne prouve pas que les Angles soient plus foi-,„ blés » se trouvant soutenus du feu des faces.
Nouvci. J’ai si bien pris garde à fa Colonne , que je crois connoître pourks preu- le moins aussi bien que lui. Elle sera d’aussì peu de files qu’il voudra.’rfnuuiité Esi e ièra seule fans nul appui, ou bien placée dans une ligne, elledecefeu. n’en aura pas moins par tout les mêmes défauts qu’on lui reproche.Et pour ne nous pas écarter de celui dont il s’agit ici ; Je dis que dans
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* Dans la pa g. 98. C'est la pag. 91, de cette Edition ci,î Traité de la Colonne pag. 62,
5. Seconde Lettre pag. 122.