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Possibili-té d’atta-
ï5"o SUPPLEMENT A L’IIISTOIRE DE POLYBE.
Iettp.s „ Quand même, dit-il, cela ne seroit pas, c’est-à-dire, quandmême les Angles ne se trouveroient pas soutenus du feu des faces ,>„ l'Attaque de ces Angles, continue-t-il, n’est pas praticable., à eau-3, se de leur petitesse ; il n’y auroit qu'un seul cheval qui pût tentercet endroit-là; & quand il y en auroit dix, ils seroient dans un in-3, liant passés par les armes, & allongés en même tems par les per-3, tuisannes;. & si l’Escadron se replie,, je laisse à penser s’il tiendra*un instant fans y laisser la moitié de son monde. Je ne sai, ajou-te-t-il, si en raportant simplement cette objection , sans autre-ment la réfuter, ce ne seroit pas assez pour en faire connoitre la foi-blesse : car de quelque maniéré qu’on s’y prenne, on ne sauroit é-viter de former des Angles,. puisque tous les corps de Cavalerie ou*d’ínfànterie font angulaires, & ils ne font défectueux ou foibìes- quelors qu'òn les range fur un quarté parfait ”
Vous voiez que ce qu’il allégué de plus revient à ceci, que îès An-er les ^ es ^ Colonne s’étant soutenus du feu des faces, ou même fans ce-Tngiel 3 la, Pattaque de ces Angles est impraticable à cause de leur petitesse,nouvel 1 ^ W'ainsi Pobjection à laquelle il répond lui paroît de la derniere foi-îfe°Coîon- blesse. Quelle est donc cette objection ? S’il eût eu la bonté, de la rap-cemai porter, du moins en substance, il auroit agi dans les réglés,,& donnépetitesse. P llIS j° ur ^ Ge siu’il y oppose.. Combien de personnes verront fa' réponse, qui n’aiant pas ma Lettre, ne pourront juger de la solidité,ni de cette réponse » ni de Pobjection é La voici.
On soutient que tout Angle qui n’fest pas flanqué ou couvert, eslrfons défense, parce que les Angles n’en peuvent recevoir aucune deleurs faces. Outre qu’il n’y a point d’ordonnance d’un corps d'Infan-terie fur quatre fronts, qu’il n’y ait en même tems fur chaque faceune portion hors de défense, égale au nombre des rangs, fur lequelelle combat, & qu’ainsi Pattaque des Angles doit être praticable, furtout dans un corps disposé de la sorte. C’est de cette objection qu’ilveut parler.
Suite dit Vous avezvû quelle réalité il y a dans son feu des faces,, dont il«e raison-prétend soutenir les Angles dans le cas où il pourroit être emploié,'jument. & vous savez que quand cela seroit possible, il ne le seroit plus dansime attaque environnante, qui est le cas que Pobjection suppose. II8 'ensuit donc que Pattaque aes Angles, qui de leur nature font fansdéfense » & qui n T en reçoivent aucune de leurs faces, doit être prati-cable, & cela à plus forte raison, que leur foibleífe ne consiste passeulement dans le point où ils fe terminent, qui est l’homme qui for-me ce point, maisqu’elle consiste encore dans plusieurs hommes^ quipour prêter le flanc à ce qui leur est opposé, s^y trouvent hors de dé-àà. Ainsi la raison , qu’il allègue pour prouver que Pattaque des■ " Ane