SENTIMENS D’UN HOMME DE GUERRE. 15t
Angles est impraticable, raison prise d ms leur petitesse, considérée Lettisdans rhomme où ils se terminent, cette raison ne peut être d’aucune hLvaleur. Car quand même il n’y auroit que dix chevaux, qui pussenttenter cet endroit là, comme il le suppose, ce ne seroit point unepreuve que sattaque des Angles fut impraticable. Cela prouveroit toutau plus., vû la difficulté qu’iì y auroit pour ces dix chevaux de s'y in-troduire, qu’elle seroit difficile pour de la Cavalerie, qui ne voudroits'y prendre que l’épée à la main. Mais comme il n’exclud aucunessortes d’attaques, ni aucuns cas où fa Colonne pourroit se trouver;volons si cette raison qu’il allégué, & qui commence déja à chancelier,ne tombera pas à l’instant même d’une attaque d’ínfanterie, faite enpartie de loin, par les armes k se u, & en partie de près, par sabordla baïonnette au bout du fusil ? II est vrai, que les Angles peuventêtre k sabri de cette attaque de la baïonnette au bout du fusil, tantqu’ils íeront couverts de leurs pertuiíànnes ; mais comme ils ne sauroientopposer aucun feu, que doit-il y avoir de plus facile à fennemi, quede détruire par son feu ces mêmes pertuifannes, & après cela qui est-<e qui l’empêchera d’attaquer la baïonnette au bout du fusil, des gensnon seulement plus ou moins en désordre, mais. qui, de quelque ma-niéré qu’ils s'y veuillent prendre, doivent nécessairement lui prêter leflanc.
Sera-ce donc que sattaque de íès Angles doive être impraticable,parce que ce font des Angles d’un Quarrê long, & non d’un Quarréparfait? „ Car, dit-il, tous les Corps de Cavalerie &d’Infanterie sont„ angulaires : Et ils ne font défellueux ou foibles , que lors qu 1 on les„ range fur un Quarrê parfait ” Pourquoi cela ? Ces Angles ne sont-ils pas égaux en dégrés ? Où est donc la raison ? ici il n’en donne au-cune. Mais plus haut il prétend que les Angles du Quarré long sontdéfendus par le feu des faces, tiré obliquement. Accordons lui pourun moment cette prétention, & faisons voir, que par la même raison,il faut que les Angles d’un Quarré parfait soient également défendus,ou également défectueux ou foibles que ceux d’un Quarré long.
Pour cet effet, je lui demande, si c’est donc que les Angles duQuar- Quefe»■ré parfait, & ceux du Quarré long, ne peuvent pas être défendus é-£"jj iesgaiement, & dans le même tems, & du feu de la tête, & de celui Quarrédes faces tout ensemble. En coûtera-t-il d’avantage aux Soldats du lo , n s•Quarré parfait, soit qu’ils se trouvent à la tête, soit qu’ils se trouvent aucunaux faces, détourner, de coucher en jouë, & de tirer obliquement avantagefur leur front, qu’il n’en coute à ceux du Quarré long? Voudra-t-i 1 ^“ UJtsoutenir le contraire ? Non. II ne peut, & par conséquent, comme Quarrédans deux Quarrés, l’un parfait, l’autre long, égaux en nombre deP“ fait *Çombattans, les deux lignes, qui aboutissent aux points, qui for-
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