i§4 SUPPLEMENT A L’HISTOIRE DE POLYBE.
Lettre ternes de Monsieur de Folard , formé de fa main dans la science desUI * armes j pourroit suffire, sans cju’jI s’en mêlât, pour lui faire abandon-ner la campagne? Mais essuions du moins, cette charge qu’il .daignenous livrer en personne. Faisons voir que, bien qu’il excelle en tout,dans cette occasion il n’y a pas trop pensé. Montrons que loin d’a-voir ruiné ce que fallegue dans la page qu’il cite, il n’y a pas mêmetouché, ni dans son Livre.de Nouvelles Découvertes, ni dans son Com-mentaire: Que cette objection a été tirée des mêmes preuves & desmêmes raisons qu’il allégué dans ces deux Livres: Que cette feule ob-jection ruine ces prétendues preuves & ces raisons ; Et qu’ainsi il nese peut pas que nous aìons rien supprimé. Prouvons-le.
Conti- J e lui demande d’abord où font ces preuves & ces raisons? Je croisdlTi’Ar- ffifen bonne justice il est obligé de les produire, ou d’indiquer au moinstide pré- un seul des endroits où on pourroit les trouver. Plus haut , en avan-cáJent. ç ant quelque chose de semblable, il a été assez équitable pour le faire:Ici il ne le fait pas. Là il me fournit généreusement le moien de mejustifier : Ici il semble me le vouloir ôter. Veut-il se sauver dans lestenebres? Je ne le pente pas. C’est certainement un manque d’exac-titude. Suppléons y autant que nous pouvons. Je ne trouve dans toutson Livre de Nouvelles Découvertes, qu’un íèiil endroit qu’il pourroitRéfuta- avoir en vuë. C’est au traité de la Colonne où, après avoir mon-quété tr ^ ^ es avanta g ss qu’il prétend trouver dans la maniéré de combattredit àu dans cet ordre, il en vient enfin aux preuves. 11 suppose sa Colonnecanmire.de trois Sections ou Bataillons les uns derrière les autres, fur trentefiles, chaque Section fur dix-sept rangs moins dix Hommes, feule &fans nul appui. 11 la fait attaquer premierement par la tête, & pourpreuve de fa force dans ce cas là, il dit. „ II est certain que íi on at-„ taque cette Colonne par la tête, on se trouve avoir à faire à cin-„ quante rangs. Je laisse à penser si c’est une chose bien aisée de ré-„ lister contre un corps diíposé de la sorte, avec des Bataillons fur„ cinq de profondeur, ou pour mieux dire fur quatre ”. Secondement.11 la fait attaquer par fès flancs, & pour preuve de fa force dans ce caslà, il dit. „ Si on l’attaque par ses flancs ou par ses faces , il faut se», résoudre à combattre un front bien plus étendu, & à percer trente-, rangs; Mais ce qu’il y a de bien redoutable, c’est d’affronter un,, corps qui se trouve presque tout fraisé en tête & à ses flancs, d’ef,, pontons & de hallebardes, outre les fusils d’où il part un feu qui„ ne finit point... ” Ce font là les seuls cas qu’il propose, & ses preu-ves & ses raisons. Je les admets dans le premier cas, comme on peutvoir dans les deux pages qui précédent celle qu’il cite. , Mais dans cet-te page je les rejette' positivement, quant au second cas, & cela k
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