SENTIMENS D’UN HOMME DE GUERRE, 157
tons égards, à l’égard de la hauteur de ses rangs & de refendue de leïts*-ses faces, & à l’égard de íès armes de longueur à de son feu. j’y li] *soutiens que le peu de front de fa Colonne qui est ici de trente files,
& fa grande hauteur qui est de cinquante rangs, qu’il allégué pourpreuve de fa force , fait pécifément son foi hie. Je le prouve par lafacilité que cela donne à l’ennemi, qui combat fur le front & la hau-teur ordinaire, en se refusant à la tête, de replier avec ce qu’il débor-de, sur les flancs de la Colonne. J’en donne les raisons. Je dis, quedès que l’ennemi se met en devoir de le faire » qu’il faut qu’elle s’arrê*te pour faire front par manches fur ses faces, & qu’ainlì i’ennemi luiôtant auiïì-tôt le moien de le pouvoir joindre , il lui ôte en mêmetems 1 ’hfage de ses armes Blanches, Et comme dans la page 118^ jesoutiens de plus, que son feu ,, comme seul moien auquel elle pourroitavoir recours pour se défendre dans cette occasion, que ce feu dis-jeest un moien impuissant : je conclus que l’ennemi, en usant de la sor-te, . réduit positivement à rien tout ce en quoi il prétend faire consis-ter la force de sa Colonne. N’est-ce pas là une objection directementopposée aux mêmes preuves & aux mêmes raisons, qu’il prétendqu’on supprime? Peut-on les relever d'une maniéré plus forte que deles combattre? Et peur ruiner cette objection , que repond-il? Vousîe voiez. II ne répond pas un seul mot. II n’y touche seulementpoint.
Dans tout son Commentaire je ne trouve aussi qu’un seul endroit Répliquéqu’il pourroit de plus avoir en vue. C’est dans la préface du secondTome f, 11 suppose fa Colonne sur vingt-quatre de file de tête à queue , s e de m.’sur quarante de profondeur. II en oppose une Section à un Batail- deIon, ou à deux íi Ion veut, tels qu’ils sont à peu près aujourd’hui, .qui l’enveloppent & qui l’obligent à faire front de tous côtés j Et pourpreuve que ces Bataillons n’y gagneront rien, il demande , „ Quel,, avantage ces Bataillons peuvent-ils avoir contre un corps rangé de,, la forte? Eíl-ce, dit-il, que les files..,qui ne sont que de quatre,
„ se promettront de pénétrer une telle masse d’Hommes, qui prèsen-„ te une tête impénétrable & des flancs ou faces qui ne le sont pas,, moins? Car en faisant front de toutes parts, ce qu’il y a de plus„ foible, en faisant à droit & à gauche, opposera à chaque face des^ files de douze contre d’autres de quatre qui l’attaquent. Un corps„ fur quatre de hauteur en enfoncera-t-il un fur douze, fraisé encore„ de pertuisannes que i’autre n’a pas? ”
Ces preuves sont les mêmes qu’il allégué dans son Livre dés Nouvel-les Découvertes, & qu’òn a vues plus haut. Elles sont fondées en pre-mier lieu fur la hauteur des rangs qui seront ici dé douze, après qué
à
* Vol. ci-dessus, pag. Ko,
t Ib