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«SENTIMENS D’UN HOMME DE GUERRE. 223
APharsale, à son Infanterie, autrement qu’il ne fit peu de tems aupa- lettrkravant, après les íix combats donnés près de Dyrrcichium? Lui qui > IIÍ ;se trouvoit ici supérieur de plus de la moitié à son Infanterie, «Sc quiJ^'J,
,ne voulant la faire agir que d’une maniéré défensive, prétendoit dé- dû Ver™,faire Céjar par sa Cavalerie toute seule, ainsi qu’il l’avoit dit en^ â so *plein conseil? Lui, enfin, dont on ne trouve nulle part aucune disriemi 4 'position qui puisse avoir du rapport à une Phalange coupée, 6c moins^ eli s*Encore dans Poccasion présente, où il laisse, entre les Cohortes de la e 'premiere ligne, des intervalles assez spacieux, pour y placer ses Ar-més â la legere: C’est au moins ce que Frontin donne encore à con-noître, lorsque parlant des Légions de Pompée , rangées fur trois lig-nes, il y ajoute , spacìahis interpofita tironibussuppïcvit. Si bien qu’ilne nous resteroit, qu'à concilier ce que nous avons supposé jusqu’i-ci, avec les forces des deux Armées, «Sc le but des deux Généraux.
: Pompée avoit onze Légions distinguées en cent 6c dix Cohortes, Qudi<*qui, prises fur le pied de complettes, pouvoientà la vérité monter àfesfor-oinquante cinq mille Hommes. Mais elles furent beaucoup diminuées ces - nen partie par la fuite des Soldats qui d'abord, dans les marches for-j^™^■cées que Pompée fit, elïraiés, furie bruit que César approchoit, jet- sale.terent leurs armes 6c quittèrent leurs drapeaux, en partie par la mor-talité pui regnoit dans son camp près de Dyrrachìum , 6c parles di-vers combats qui s’y donnerent, dans un desquels il perdit près de-deux mille Hommes; En partie enfin par ceux qui furent tués dansd’autres occasions, 6c par ceux qui passoient presque tous les jours,de son camp dans celui de César. Ainsi je crois que, quand on n’au-roit que ces raisons, on peut fort bien réduire ce nombre, suivantPìutarque 6c Jppien t à quarante cinq mille. A ce compte là, chaque-Cohorte l’une parmi l’autre, pouvoit avoir sur le champ de Bataillequatre cens neuf Hommes effectifs, quatre vingt treize Armés à lalegere, faisant ensemble fur les cent 6c dix Cohortes, dix mille deuxcens trente; dont je forme quarante trois corps fur vingt neuf à tren-te de front 6c huit de hauteur; 6c trois cens seize de pesamment Ar-més, que je distingue, selon l’usage d’alors, en trois Compagnies.
La prémiere composée de cent six Triaires, la seconde de cent cinqPrinces, 6c la troisième d’autant de Hastaires, y compris deux Offi-ciers par Compagnie, que je rangé ensemble dans un seul corps, furtrente 6c un de front 6c dix de hauteur; les Triaires dans les prémiersrangs de la tête, les Princes dans ceux du milieu, 6c les Hastairesdans ceux de la queue: Ou bien les Hastaires dans les prémiers rangsde la tête, 6c les Triaires dans ceux de la queuë. Car, qu’on suppo-se ou i’un ou l’autre, la chose, ce me semble, ne peut souffrir aucunedifficulté. La raison est qu’en tout cas comme les Romains , dón-
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