Témoignagedes Espagnols.
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1137.1147-
Marianade reb. Hifp.L.XVII.C.l
Témoignagedes Aile -mands.
(a) Theod.de Njem. deSchijm. L.i.C. 1.2.
14 HISTOIRE DU. CONCILEil savoit retenu sans s’acquitter de íà commiíTion. Le Pape avoit auslîété informé par des Lettres interceptées, que les Cardinaux Françoiss’entendoient avec ceux d 'Amiens Sc de - 5 . Euflache pour le trahir.Qu’enfin ils ne l’avoicnt abandonné, que parce qu’ils n’avoient pas ju-gé à propos de leur accorder plusieurs demandes injustes, & qu'il leuravoit quelquefois reproché leur importunité. 14. Ensuite Jaques deSeve répond aux objections, qu’on faisoit contre sélection. Ces ré-ponses sont ambiguës, Sc portent un caractère d’aigreur, qui les rendfort suspectes. Elles se réduisent à soutenir que les délibérations desRomains avant l’entrée du Conclave, pour avoir un Pape Romain ouItalien, étoient justes Sc nécessaires dans les conjonctures présentés ; ànier qu’il y eût eu aucune violence avant qu’on eût élu le Pape, l’ir-ruption du Peuple n’ayant été causée, que parce qu’on tenoit sélec-tion secrette. II soutient enfin que fi les Cardinaux eussent été moinslâches, ils ne se seroient point allarmez des cris du Peuple, Sc que leursterreurs n’avoient été que des terreurs paniques.
IX. On n’a point là-deslus de Réiations entieres des Espagnols,mais il paroît par les dépositions de plusieurs d’entrc eux, qu’il ne sepeut rien ajoûter à la violence qui s’exerça dans cette conjoncture.Ces témoignages sont rapportez en asièz grand nombre par feu Mr,Baluze dans ses notes sor les Vies des Papes d’Avignon. Quoiquel’Historien Mari ana semble pancher pour le parti d 'Urbain ^ il nedisconvient pas néanmoins que son élection n’eût été entierement
forcée.
Voila ce que les François Sc les Espagnols ont raconté de cetteélection, voyons ce qu’en ont dit les Allemans Sc les Italiens en cetems-là.
X. Il faut mettre à la tête des Allemands Theodoric deNif.m, célèbre Historien, Evêque dc Verden^ qui avoit été Secre-taire d’ Urbain VI. Sc qui étoit présent à sélection dont il s’agit. Voi-ci comme il la raconte (a), i. II commence par donner le caractèred 'Urbain VI. pendant qu’il fut Archevêque d 'Otrante, Sc puis de Ba-ri. II le représente non-seulement comme un fort habile hommemais comme un homme humble, dévot, désintéressé, vigilant, labo-rieux, ennemi de la Simonie & des Simoniaques, amateur des Savans& des gens de bien, réglé, même austère dans ses mœurs & fort zé-lé pour la justice. II dit d’ailleurs que c’étoit un Prélat sort pauvre,peu connu dans Rome, où il n’avoit pas même une maison à lui. IIne lui trouve en un mot point d’autre défaut, que d’avoir eu tropbonne opinion de íà capacité , d’avoir aimé les louanges , & d’avoirdonné trop d’accès aux dateurs, ce qui ne s’accorde guéres avec l’hu-milité qu’il lui attribue, z. II dit, que ce Prélat étant avec les Car-dinaux dans le Palais Episcopal, avant qu’ils entrassent dans le Con-clave, pria instamment chacun d’eux en particulier, de n'avoir devantles yeux que la gloire de Dieu, Lc la justice dans leur élection, & dc