DE PISE. Liv. I.
2. Que c’est pour cela qu’il a envoyé des Ambassades solemnelies partoute l’Europe. 4. Que quoique son élection paroisse prématurée à' quelques-uns, elle ne s’est faite qu’après longue Lc mûre délibération.
Cependant le Pape ne parloir point dans cette Lettre de tenir fa pa-role, 8c d’executer la voye de la Cession. II n’y avoit rien de plusvague que fa promesse d’cmployer.toutes les voyes possibles ì parce quela Cession pouvoir bien lui paroître une de ces voyes impossibles, aux-queljes il disoit, qu’il ne f alloit pas s'arrêter. D’ailleurs il couroit desbruits fort désavantageux de sa mauvaise volonté, Scie monde étoitfort irrité de le voir reculer après tant de protestations. Ces bruits en-gagerent Varennes à lui écrire une seconde Lettre, pour lui reprocherle changement de sa conduite à l’cgard de son abdication, & pourl’exhorter à embrasser cette voye sans délai, 8c fans écouter les con-seils de l’Ambition 8c de ? Avarice. II y a dans cette Lettre des traitsextremement hardis Lc même fort menaçants. Autrefois les Papesnjafipìr oient au Pontificat , que pour remporter la palme du martyre , au-jourdhui ils n’y aspirent que pour vivre dam la pompe , dans le f a fie , dansle luxe , pour élever leurs créatures , opprimer les autres L? ruiner T Egli-se par les concessions qu ils f ont aux Princes à ses dépens. . . , Si quelcund'entre mous met obstacle à TUnion , je fierai le premier à Vappeller publi-quement , le fils de Sathan , l’Antéchrist, l’homme de perdition, l’A-postat de la foi, (j je ne cefi'erai de crier , qu’il faut renoncer à son Obé-dience , quand mon zele me devroit coûter la vie. fifii’y auroit-il de plusscandaleux , & en même temps de plus extravagant que ce langage , fil vousle teniez tous deux , ce qu'à Dieu ne plaise. Donnons-nous du bontems. Nous avons de quoi soutenir notre état. Demeurez dans vo-tre Obédience, Lc moi dans la mienne. II faudrait réprimer un tel lan-gage (a) V épée à la main , êfi je conseiller ois à tout Chrétien , de vendreJ on manteau pour en acheter une , à cet usage.
chefc CCt , tC rI etU n ^ arennes joignit un Conseil, qui rouloit sur cesroit les Rn'' t f âwblcroir un Concile à Lyon, où il invite-
rai! R & ^ Prélats de son Obédience, z. <&e ce Concile, nceroit par la réformation dans son Chef Lc dans ses membres,f ■ C 1 travaillerait à l’Union. 3. Que Benoît y abdiqueroit
11 le- Concile le jugeoit à propos. 4. Que fi Benoît donnoit les mains debonne grâce à la Cession, il seroìt rétabli dans le Pontificat. Au restetoute cette négociation n’eut point de lieu, comme on le verra danslc Livre suivant.
(i) r Histoire ie l'Unìversité de Paris en fait mention, T. IV. P. 68e, le l’ai vu Ma-nuscrit à Helmstaát.
(a) Ltngua-
Fin du Premier Livre.
Tom. I.
K
HIS-