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DE PISE. Liv. VII. i§ s
guis de Monts errât, qu’elle abandonna ensuite, sous le prétexte derecouvrer fà liberté. Sìgismond promit aux Génois la confirmation detous les Privilèges qui leur avoient été accordez par ses prédécesseurs.
La nouvelle Histoire de Genes témoigne même que par le crédit de cetEmpereur ils furent dispensez du serment de fidélité, qu’ils avoientprêté au Roi de France (a). La bonne intelligence avec T Etat de Ge- (a) hìji. denés étoit d’une grande importance pour Sìgismond par rapport à la ^ Liv -Guerre de Turquie, à cause de la situation de Genes. ' P ‘ 33 ' 5,
X. Jean XXIII. envoya donc à Sìgismond deux Cardinaux, qui Négociationétoient Antoine de Chalant qui y avoit déja été de sa part, François jean^xxissZabarelle (z) Cardinal de sa création qui mourut au Concile de Cons- avec Sigis- ’tance, avec le célèbre Emmanuel) ou ManuelChryfolore de Constan- mond.tinople, issu de ces anciens Romains qui suivirent Constantin danscette nouvelle Rome. Après avoir été inutilement envoyé par l'Em-pereur Grec, Jean Paleologue , en F rance, en Angleterre, en Allema-gne, il vint en Italie en i 389. s’y arrêta, & enseigna les Belles Let-tres a.vec un grand applaudissement à Rome, à Venise, à Florence,à Pavie, préférant cet emploi à celui d’Ambassadeur (3). Le princi-pal sujet de leur Ambaíîade étoit de convenir avec Jean XXIIJ. d’unlieu pour assembler un Concile Général, où l'on pût rendre la paix àl’Eglise, pacifier divers Etats de l’Europe qui étoient en guerre, &arrerer les progrès de Ladijlas. On a vû dans le Livre précédent quele Roi des Romains avoit prié le Pape de ne se point déterminer surle choix du lieu de cette Assemblée qu’il n’eût de ses nouvelles. CePape voulut le prévenir pour gagner la confiance, & l’Empereur,de son côté, ne manqua pas de profiter de cette démarche, pourtourner à son gré une N égociation fort délicate, où il s’agisioit en-tre autres choses, de convenir non seulement du temps, & du lieudu Concile, mais de la maniéré d’y proceder. Jean XXIII. en futla dupe, & cette Ambassade par laquelle il croyoit gagner beaucoup,fut le commencement de tous ses malheurs. Son premier projet avoitété de tromper Sìgismond en donnant à ses Légats des instructions pu-bliques qui laissassent ce Prince Maître du choix du lieu, & en mê-me temps des ordres secrets de ne consentir qu’à certains endroits qu’illeur marqueroit. Cependant lors qu’ils vinrent prendre congé de lui,ce Pontife saisi de je ne íài quel mouvement de tendresse, & de con-fiance en eux, déchira tout à coup cette instruction scerette, & re-mit toute l’afïàire à leur prudence, & à leur discrétion. C’est à Léo -nard Aretin son Secretaire qu’on est redevable d’une particularité oùil reconnoit une Providence singulière. Le Lecteur ne sera pas fâchéde l’entendre parler lui-même.
„ 11 ne faut pas, dit-il, passer fous silence une particularité mer-
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(r) Voyez son Eloge & son caractère, Histoire du Concile de Constance .p. jn,
(z) Voyez fa mort, ôíson éloge, Histoire du Concile de Confiance .p. n s ,
Tom. II. A a