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Histoire du concile de Pise, et de ce qui s'est passé de plus mémorable depuis ce concile jusqu'au concile de Constance / par Jaques Lenfant
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3 o6 JUSTIFICATION DU DUC

lont aytnée les autres desloyaux, bien & couvoitise d'honneur vaine quiest chose damnée. Leste parolle propo- sont point données de par Dieu le père.íee tient en soy trois choses. La pre- Mais font choies mondaines & traniitoi-miere tst, que couvoitise est de tous maux res (dj. Et toutes fois te monde fine >e)1a racine à ceux qu este tient en ses lacs. 8c fa couvoitise avec luy, mais celuy quiLa seconde, quelle a fait aucuns apos- fait le vouloir de Dieu, il vivra tous-tats, c'tst à sçavoir renier la foy Catho- jours en gloire pardurablement avec luy.îique & ydolatrer. La tierce est , quelle Ainsi appert clairement par cest articlea fait les autres traiítres & desloyaux à de Sainct Jean quil est trois maniérésleurs Rois, Princes, 8c Souverains Set- de couvoitise qui endossent (f) en euxgneurs: 8c pource que je pense à déclarer tous pechez : Cest à sçavoir couvoi-cts trois choses dessusdictes qui me se- tise d'honneur vaine , couvoitise dcront une major (a), 8c après ladite major richesse mondaine, 8c couvoitise dejoindre à une mhor (b) pour parfaire délectation charnelle, Lc ainsi prenoitladicte Justification de mondit Seigneur lApostre couvoitise en la parolle pro-de Bourgongne- Je puis faire deux par- ferée quand il diioit, Ra dix omniumties en mon propos. L.a premiere par- malertm cupidìtas. A entendre cou-tie fera de madicte major. Et la leçon- voitise aux trois maniérés deflusditesde partie de madictc miner. La premie- & touchées par Sainct Jean lEvange-re partie contiendra quatre autres. La liste, dont la premiere est convoitisepremiere partie déclarera la premiere dhonneur vaine, qui nest autre chosechose touchée en mon thime (c). La se- que mauvaise concupiscence 8c voulentéconde, la seconde, la tierce, la tierce, dtsordonnée de tollir a autruy son hon-Et Vautre quart article je pense à y met- neur 8c Seigneurie. Et ceste couvoitisePte aucunes veritex pour mieux fonder est appestée en l'auctorité de Sainct Jeanla dicte fortification de mondit Seigneur, dessusdicte, Superbia viu, 8c enclost ende Bourgongne. Pour le premier article soy tous ces vices : C'esl à sçavoir or-déclarer, cest à sçavoir que couvoitise gueil, toute vaine gloire, toute u e (g)est tous maux la racine. Je respons haine Lc envie : car quand celuy quià une instance quon y peult faire au est espris 8c embrasé de couvoitise necontraire de ladicte parolle. La Saincte peult accomplir fa voulenté desordon-Escriture dit ainsi, inìuum omnis pecatti née, il se courousse contre Dieu 8c con-fuperbia. Ecclefia/Uci X. Erçe non est ou- tre ceux qui lempeschent 8c commet lefidïtas raïtx omnium malorum. Puisque péché dire. Et tantost conçoit enversSaincte Eglise dit quorgueil est com- celuy qui tient ladicte Seigneurie simencement de tout péché , couvoitise grand haine & envie quil se met à ma-n'eft pas la racine de tous maux 8c pe- chiner fa mort. La seconde couvoitisechex 8c ainsi semble que ladicte parolle est appeliée couvoitise de richesse mon-de Sainct Pol nest pas vraye. A ce je daine, qui nest autre chose que concu-respons par autorité de Monseigneur pìsoence 8c voulenté désordonnée deSainct Jean l'hvangel'.stc qui dit ainsi, tollir à autruy ses biens meubles 8c im-Colite dilkere munàum nee ea <]nn m eo meubles. Et ceste couvoitise est appel-funt Si qui s dHi^it munium , non est lée par ledict Evangéliste ConcHpi/centia.J charitas f fit ris in eo: quoniam omne quod oculorum , 8c enclost en soy toute usure,est in mande, eut est concupister.tia carnis , avarice Lc rapine. La tierce couvoitise,a ut oculorum, aut fuperbia vita, qu& non qui est appeliée Concupiscentìa carnis ,est ex pâtre Jed mundo : v mundus tran- nest autre chose que concupiscence 8cfiba cr concupiscent w carnis. Sed qui fa- désirs desordonnez délectation char-dt voluntaiem Pei vìvct in etterr.um nelle qui aucunes fois est paresse: com-Cest-à-dire, ne vueiílez point aimer le me dun moine ou autre religieux quimonde, ne mettre vostre plaisir,amour ne scndure (i) à lever pour aller à ma*ne f-licite és choses mondaines: car en tines, pource quil est plus aise en sonce monde n'a autre chose fors concupis- lict. Aucunes fois en gloutonnie com-c*nce U couvoitise de délectation chat- me celuy qui prend trop de viandes 8cnelle, couvoitise de richesse mondaine de vins,pource quils luy semblent doux

(ai Majeur,. ïiemiete proposition dun Syllogisme, (b) Minime, seconde proposition,

(c; Tiien.e, s E j ct . (<j) ]> ;l fl a geres. le) Finit, (f; Renferment, incledmt.

(g; Coleie. ira. (h) Bien-tot, çij Scilduï.cit, inclurai,