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Histoire du concile de Pise, et de ce qui s'est passé de plus mémorable depuis ce concile jusqu'au concile de Constance / par Jaques Lenfant
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Zr6 JUSTIFICAT

à fa noble génération 8c lignée, lesquelsil donna à entendre au Pape en 1e re-quérant qu'il voulíîft declairer le Royfa poíteriré intubille à tenir telle dignitécomme le Royaume de Fr.ance , 8cqu voulsist absouldre ledit criminel& les autres feaulx du Royaume qui àluy se vouldroient adhérer du Sermentde fidélité en quoy ils eftoient astrainsdevers le Roy, 8c qu'il voulsist declai-rer le plus prochain de fa postérité deveoir venir & succéder à la Couronne& Seigneurie dudit Royaume de Fran-ce. Et pour mieux conduire son fait,8c pluitoít encliner le Pape à condes-cendre à fa faulce injustice, & inique re-queste, a tousjours favorisé le fait duditPape, 8e soutenu en plusieurs Le diver-ses maniérés, comme il appert par lavoye de Cession, de !a Substration, 8t res-titution sur le fait des pecunes, 8c delefpitre de Toulouse. Ainsi appert letiers article de madiéìe major declairé,nonobstant quil feit plusieurs autres cri-mes innumerabks , tresgrans, Le tres-horribles de leze majesté au tiers degré ,lesquels mondit Seigneur de Bourgon-gne a réservez prest à déclarer en temps8c en lieu toutesfois que mestier (a) se-ra. Apres je viens à declairer le quart8c dernier article de madiéìe minot,ccst à fçavoir que ledit criminel feuDuc dOrleans a commis crime de lezemajesté a u quart degré,lequel degré est,que quand ladicte offense est directe-ment contre le bien de la chose public-que du Royaume. Et combien que ceappert assez par les cas dessus declairezdes alliances qu'il avoir fait avec les en-nemis de ce Royaume, & quils soientexpressément ennemis de la chose pu-blicque , je le vueìl declairer luy avoircommis crime en autres manières. Lapremiere, en ce quil a tenu les gens dar-mes fur les champs en ce Royaume parle r pace de quatorze ou quinze ans,quilsne faisaient autre chose que manger &exiler le pauvre peuple, piller > rober, ran-çonner , occire, tuer, 8c prendre femmesà force, Le mettoit Capitaines és forte-resses, pons, & passages de ce Royau-me , pour parvenir à fa saules & dam-naWe intention: cest à fçavoir usurperla Seigneurie du Royaume. La secon-de maniéré est quen ce quil a faitmet-

I O N DU DUC

tre tailles & emprunts intollerables fur lePeuple en saignant que cestoit pourfoustenir la guerre contre les ennemisdu Royaume. Et en donnant dicellespecunes aux ennemis adversaires, 8cnulveiìians du Roy 8c du Royaume,8c en a fait ses alliez en intention daf-foiblìr k Roy Sc fe rendre plus fort 8cplus puissant pour obtenir fa damnabkentreprinfe de parvenir à la Couronne,Sc Seigneurie dudit Royaume. Ainsiappert quejay declairé, Sc remonstré,comment ledit criminel Duc dOrleansa commis crime de leze Majesté au quartdegré, Sc en plusieurs maniérés , plu-sieurs autres crimes de leze M.ijesté tres-grans, Lc horribles non pas tant feulle-ment du quart degré, mais au tiers se-cond 8c premier en plusieurs cas 8c di-verses maniérés delpeces pour parvenirà fa damnabk Sc mauvaise intention, àfçavoir à la tresnoble Couronne Sc Sei-gneurie de France, 8c à Poster, Sc soustrai-re au Roy nostre Sire Sc à fa génération,lesquels autres crimes mondit Seigneurde Bourgongne a réservé à declairer entemps 8c en lieu quant mestier en sera.Et en outre appert madiéìe mssior dé-classée » laquelle joiuct à ma dessusdictemajor, senfuit clerement 8r en bonneconséquence que mondit Seigneur deBourgongne ne doit en riens estre blas- ne reprins dudit cas advenu en lapersonne dudit criminel le Duc dOr-leans , Sc que le Roy nostre Sire nendoit point estre mal content feullement:mais doit avoir mondit Seigneur deBourgongne, 8c son fait pour aggreable,8c lauctoriscr en tant que mestier scroir.Et avec ce 1e doit guerdonner, Sc rému-nérer en trois choses , cest à fça-voir, en amour, honneur, 8c richesses.A lexempk des rémunérations qui fu-rent faictes à monseigneur St. MichelP Archange, Sc au vaillant homme Phi-aées , desquelles rémunérations jay faictmention en madiéìe major en la proba-tion de ma tierce vérité. Et len-tens ainsi en mon gros 8c rude entende-ment que k nostre Sire, doit plus quedevant fa loyauté 8c bonne renomméefasse prononcer par tout k Royaume,8c dehors k Royaume publier par Let-tres patentes, par maniérés depistre ouautrement. Iceluy Dieu vueille que

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