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HISTOIR E D U CONCILE
meux Chancelier de l’Université de Paris Jean Gerson s’appclloitGharlier , 6c que Gerson est aussi, un Village de Champagne. Si jevoulois multiplier les exemples, fur ce íëul endroit de cet Histo-rien, je pourrois faire un aussi gros Livre que son,Histoire. Mais jeme bornerai à remarquer qu’il pouvoit tout austì bien dire de Jeromede Prague &, de: Jacques de Mise , de Pierre de Dresden , de Jean deRocquezane 6c de mille autres de ce sieclè- là au-ssi bien que des précédents,ce qu’il dit de Jean Id u s , puis qu’ils n’ont porté que le nom des Vil-les de leur naissance.
11 paroi t assez constant que si Jean Hm -étoit de basse naissance,obscur o îqco natus , comme parle JEneas Sylvìus Auteur contempo-
(a') â. 5 -d. rain (a)., il étoit au moins issu d’honnêtes païens qui prirent grand
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•ab. supr. foin de ion.éducation. Quand il eut fait fes basses classes dans le lieu
de fa.naissance, fa rnere, qui pour lors étoit veuve,le mena dans uneEcole plus considérable à Prachatitz Ville du voisinage. On raconteque lors que fa mere le conduisit à Prague pour le faire immatriculerdans l’Université,elle porta une oye Sc un gâteau pour en frire présentau Recteur 6c qu’il arriva par malheur que l’oye s’envola. Cette pau-vre femme prenant cet accident pour un mauvais présage, fe mit ágenoux pour recommander son silsàlaprotçction.de Dieu,6ccontinuason chemin fort affligée de ne pouvoir prefenter que le gâteau (b).
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^eysried offir- ■ Ou ne voit nulle part qu u ait fait les .études en portant au College
taiio de Joh. les Livres d’un Gentilhomme qu’il íèrvoit. Mr. Farillas , qui a avan-Bm.p.j. 12 ,. c £. ce p a j rj a f ans ^oute confondu Jean Hus avec Jean de Rocquezane
qui étoit aussi de baslè naissance, mais d’un grand' esprit, 6c qui tinttm rang considérable parmi les Huffites. Voici ce qu’en dit JEneas• Sylvìus. ” II y g une Ville en Boheme près de Pelzin qu’on appelle„ Rocquezane. G’est dans cetfe Ville que naquit un nommé Jean de„ parens obscurs Sc pauvres. Ce jeune garçon vint à Prague enmen-,, diantfon pain. II y apprit la Grammaire 6c la Dialectique. Quand„ il fut grand on le donna pour Précepteur à un jeune Gentiihom-„ me. Comme il avoit de Pespvit 6c de l’éîoquence on le reçut au„ College des pauvres, où il fut auditeur de Jacobeï. Ayant été fait„ Prêtre il ,fe mit à prêcher la Parole de Dieu à Prague 6c prit le,, nom de Rocquezane qui étoit le lieu de.fi naissance. 11 étoit déja„ en grande réputation 6c engrande autorité-lorsque Zìska assiégea
(c) JE».s*/lv. ,, Prague» (c). Tous les Auteurs de ce temps-là témoignent que
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Cap. 4 j. Jean Hus etoit homme d’espnt, cloquent 6c en grande réputationpar la régularité de fes mœurs (i). L’Abbe 7ritheme ì qui a écrit furla fin du même Siécle, en a parle comme d un homme fort dìfiingue(d) Trìth. par son esprits fa subtilité, son éloquence , & son savoir dansjes Sain-
tiug. T. U.
ss.Z-5' 33
C bran. Hir-
îes Lettres (d). Le jésuite Balbinus. qui ne lui est nullement favorable,
mais
(r; Jointures Hus ìUgu ptens , ç? ttntnâìfor. ’tf'i'rt ll q tldem lozo f-d ton
, Hus llagfu pleïïs , q ?- 1 miinâìorh viis, cp'n.one clams, ff.n. Sylv. ut
h q iidem lozo (J mn f/tritx n.uas , Jacob. Piccoìom.- Cirdinalis fapíeníis