Band 
Tome premier.
Seite
28
JPEG-Download
 

z8 HISTOIRE DU CONCILE'

34H-

(a) Oper.Hits. Fol. 154.j 62,.

couronne, les épines, les clouds, la croix de J. C. où son sang íevoit sensiblement. 11 répond premierement que,supposé le fait,cetterougeur qui paroît n’est pas la rougeur même du sang de T. C. maieune rougeur qui a été laissée dans ces Reliques en mémoire du sang deJ. C. II répond en second lieu que si dans le Sacrementde la Ste. Ce-ne on convient que les accidents y subsistent fans sujet, à plus forteraison, la rougeur peut-elle être dans les clouds, dans la croix, dansla lance, dans la couronne, fans que lc sang de J. C. y soir. La se-conde objection est tirée de ce qu’on montre à Rome la chair du pré-puce de J. C. 11 nie le fait tout nettement en ces termes : Avant queces faujsairespqui prétendent rmntrer.ee prépuce épuisent le prouver , T Angesonnera de la trompette pour le jour du Jugement. Que si l’on objecte,,dit-il, qu’il s’ensuivroit delà que ceux qui montrent le prépuce de J".C. à Rome sont des trompeurs, 8c que ceux qui les croycnt fonttrompez, je ■n’en disconviens pas , tout de même <qu'on efl trompé à Pra-gue par des feduéleurs qui prétenderrt. montrer le sang de J. C. mêlé avecde la pousiere , sa barbe y & le lait de la Vierge Marie. II y a encoreplusieurs autres objections tirées de la toute-puissance de Dieu, aux-quelles il-répond par :1a distinction de ce que Dieu peut, & de ceque Dieu veut. La derniere objection roule fur les miracles opérezpar le sang de J. C., comme de taire marcher les boiteux, de rendrela vue aux aveugles, Lee. II nie encore le soit, & soutient que e’estun mensonge qu’un Prêtre avare ne sauroit soutenir que par d’autresmensonges, f. íl raconte plusieurs faux miracles opérez par le pré-tendu sang de J. C. qui ont été convaincus de fausseté, & dont lesimposteurs ont été punis, comme en Italie, en Boheme, en Polo-gne, en Hongrie , -en Allemagne,>8c entre autres à Wilsmch àms lcBrandebourg. , II rapporte que dans cette petite Ville, un certainClient nommé Henri ,ayant appellé son Seigneur, nommé Frideric , enduel, voua ses armes au sang de J. C. & qu’il tua Frideric. Ce qui ren-dit ce lieu-là si célèbre que tout le monde y couroit. (a) C’est ce quiobligea Sbynko Archevêque de Prague d’ordonner dans un Synode àtous les Curez & Prédicateurs de défendre tous les Dimanches enChaire au peuple d’aller à Wìlsnach fous le prétexte des faux miraclesqu’y faiioit le iâng de J. C. Aussi ce Traité de Jean IFus fut approu-vé par l’Université, Lc par l’Archevêque Sbynko.

Cette approbation fait voir que Jean Hus n’avoit point encoreéclaté contre l’Eglise Romaine. C’est ce qui paroît encore par plu-sieurs Sermons qu’il prononça à Prague en présence de l’Archevêque.II y en a un prononcé dans un Synode dont on ne marque point l’an-

née.

( 1) Sunt multì ex "jolis , Vrdatì , Canonkì, Plebani & nia Presbyteri qui mulìerculis cou-tuntur velut idela colunt , ardent in defiderio o 1 amere ìllarnm, vexantur lafcivia crlibìd'mt turfii vinculantur ; multì Plebmi concubinarii fornicantur cum talibus corporaliter,quod in multì s loch animnlia gradìentia super tirram apert'e demon/lrant..... Unde De-minus nofier Arçhìeftpcepm d«bet quantum poteft rationabiliter etìam ufque ad mertemU-

le-