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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. L zj

^ prit de savoir quels dogmes cet Hérésiarque avoir répandus. Cette„ lecture me remplit d’un étonnement incroyable. Je ne pouvois„ comprendre pourquoi on avoir brûlé un si grand homme 8c qui„ expliquoit l’Ecriture avec tant gravité 8c de dextérité. Mais„ comme le nom dèi/#r étoit en si grande abomination quejem’ima-,, ginois qu’en faisant de lui une mention honorable le Ciel tombe-,, roit, 8c le Soleil s’obscurciroit, je fermai le Livre, le cœur fort,, ulcéré. Je me consolai pourtant par cette pensée que peut-être il„ avoir écrit cela avant que de tomber dans l’Hérésie. Car je ne íà-,, vois pas encore ce qui s’étoit passé au Concile de Constance (a).

Quoiqu’il en íbit,le grand applaudissement qu’avoit JeanHus dansJa Chapelle de Bethlehem, 8c son crédit à la Cour Pautorisa fans dou-te à prêcher fans ménagement contre les abus de l’Eglise Romaine 8cles déréglemens du Clergé. II n’y a pourtant point d’apparence quejusqu’à Pan 140p. il ait prêché dans cette Chapelle aucune doctrinemanifestement hérétique, dans le sens de l’Eglise Romaine. En effet,comme on vient de le voir ^Sbynko Archevêque de Prague déclara dansun Synode tenu environ le mois de Juillet 1408. qu’après une exacteinformation il n’avoit point trouvé d’erreurs en Boheme. II est bienvrai qu’en 1403. Sigismond, Roi de Hongrie, qui prenoit alors le titrede Gouverneur de Boheme , ayant défendu de lever aucun argent dansce Royaume pour le porter à Rome parce qu’il étoit irrité contreBonis ace IX. qui soutenoit Ladijlas Roi de Naples son Concurrent,Jean Hus prit cette occasion de prêcher contre les Indulgences de cePape. Mais ce n’étoit alors ni un.crime, ni une hérésie; Sigismondl’approuvoit. Wenceflas mécontent aussi de Bonìface IX. parce qu’ilavoit consenti à sa déposition, n’en étoit pas fâché, 8c d’ailleurs leSchisme scandaleux des Papes autorisoit suffisamment ces sortes deprédications. II est vrai encore qu’il composa, on ne sait pas en quel-le année, un Traité contre l’imposture tant des Prêtres que des Laï-ques avares qui débitoient de faux miracles fur de prétendues appari-tions du íang de J. C., où il prouvoit 1. que le íâng de J. C. avoirété glorifié avec son corps par la résurrection 8c qu’il en étoit entíe-rement inséparable; 2. qu’aucun fidele ne devoir rien adorer fur laterre comme le sang de J. C. parce que cc sang n’y peut exister.11 se plaint amerement de la malice des Prêtres avares qui mettentdiaboliquement de leur propre sang dans l’Hostie pour faire accroireau y. sot s que c’est lc sang de J. C. 4. Ensuite il répond aux objections.La premiere est tirée de ce qu’on montre dans quelques Eglises la

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(4) Omnium diìigentìjsitne Hujfiticas res traêîavit Theobaldus, fi mala mens, mainntnimus abfuijfet ; nam Lutheranus Papa ad fiuam hdresin pertinere credebat Hujfi Uudationes. Balb. p. 4!0.

(;) C est la réflexion que fait là dessus Mr. Polycarpe Lyfir , Professeur à Helmíladtdans une Lettre qu’il m’écrivit de Cell en 1714.

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1414!

fa) LutheriPrisât, adOpéra Hus.Edit. NorimblIJ 5 8 --