Band 
Tome premier.
Seite
35
JPEG-Download
 

1414

DE CONSTANCE. Liv. I. zp

far leur attachement à des erreurs , ils ont chajsê les Nations étrangè-res. Ils les accusent faussement de mal f enfer du Corps de Christ (st dedire que le Pape n'est rien. II paroît en effet par ce Sermon qu’il re-connoiffoit l’autorité des Papes, puis qu’il appelle Alexandre F. &Jean XXIII. les Vicaires des Apôtres, qu’il prie pour l’ame de l’un,en cas qu’il ait commis quelque péché veniel, & pour la sanctifica-tion de l’autre. Sur la fin de la même année il prêcha sur ces parolesde Luc XIII. r;. Contrain-les d'entrer. II y a quelques particulari-tés remarquables dans ce Sermon, i. II y est fait mention honorablede IViclef. z. Le Roi Wencestas y est loué de ce qu’il oblige les Prê-tres à prêcher & à faire leur office, en arrêtant leurs revenus.3 . L’Archevêque y est blâmé d’avoir mis l’interdit fur toute la Villede Prague. L’année suivante, il prêcha le jour de la Touffitint, furces paroles de Jean XI. 21 . où Marthe dit à Jésus, Seigneur , fi vouseusiez été ici , mon frere ne fût pas mort. 11 traite dans ce Sermon desdivers usages de la commémoration des Saints, ou des Fêtes qui leurfont dédiées. 11 blâme les uns & il approuve les autres. Lesusages qn’il loue font, premierement, la méditation de la misère del’homme assujetti à la mort par le péché, Sc celle de la mort que Jefus-Christ a endurée pour nos péchez j secondement cette méditation nousengage, dit-il, à rentrer en nous-mêmes & à nous convertir, afin depouvoir faire une fin heureuse; en troisième lieu ,en priant , dit-il, dé-votement pour les morts on procure du secours à F Eglise dormante , c'est-à-dire , aux Saints qui font en purgatoire ( 2 ). Ce qu’il blâme dans cesfolemnitez, c’est le faste Sc l’ostentation, les mensonges que l’on dé-bite dans l’éloge du mort, Sc le gain qui en revient aux Prêtres. Surquoi il allégué ce vers Latin,

De morbo Medicus gaudet , de morte Sacerdos ;

C’est-à- dire, le Médecin se réjouit de la maladie , (st le Prêtre de lamort. Ce qu’il dit fur les abus de ces fortes de folemnitez mérité d’êtrcrapporté ici. ” A quoi sert, dit-il, la multiplication des Vigiles„ dans la maison d’un riche mort, sinon à de vaines louanges? Car„ on ne fe soucie guere de chanter les Pfeaumes de part ni d’autre,

„ ni celui qui paye ni le Prêtre qui est payé. Celui qui paye ne de-„ mande que beaucoup de Vigiles en l’honneur du mort, Sc celui„ qui est payé ne demande que d’avoir bientôt fait ; c’est pour cela„ qu’il tronque l’Office tant qu’il peut. A quoi sert ce pompeux af-„ femblage de riches au Convoi d’un mort (z)? N’est-ce pas une

„ cho-

l’ame de quelques morts en bien payant. II n’est pas au reste fort persuadé non plusde la fable rapportée par St. Gregtìre touchant un mort délivré du Purgatoire. NusT. II. Fol. 49- b.

( 3 ) II allégué là-dessus ce distique.

Dum moritur dives , concurrunt undiqut Cives ;

Ptutperis ad/unus ,vix cttrrií Cltricus mus,

E 2