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Tome premier.
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D£E CONS TZA N C E. Liv. I. ;§

sa route jusqu’à Constance, comme on les peut voir parmi ses Oeu-vres. Voici celle qu’il fit mettre à Nuremberg. ,, Maître Jean Hus„ va à Constance pour y déclarer la Foi qu’il a toûjours tenue, qu’il„ tient encore, ôc que, par la grâce de Dieu, il tiendra jusqu’à la„ mort. Comme donc, il a notifié publiquement par tout leRoyau-„ me deBoheme qu’il vouloir, avant son départ, rendre raison de sa„ croyance dans un Synode Général de l’Archevêque de Prague, &

„ répondre à toutes les objeélions qu’on lui pourroit faire, il notifie„ tout'de même dans cette Ville Impériale de Nuremberg que si„ quelqu’un a quelque erreur ou quelque hérésie à lui reprocher il„ n’a qu’à se trouver au Concile de Constance, parce que c’est là seyfHedM.,, qu’il est prêt à rendre raison de fa Foi (a).

XXV". Je ne trouve nulle part cet Aéle qu’il demandoit à la Départ &vo-Cour. Mais il paroît par une de ses Lettres, écrite fur le point de yagede^w*son départ,qu’il avoit un Saufconduit du Roi; or il est naturel d’en- HttS 'tendre par là le Roi de Boheme, ôc non le Roi des Romains. Car ilse mit en chemin environ le i i.ou, selon d’autres,le iy. d’Oétobrede 1414, temps auquel il n’avoit pas encore reçu le Saufconduit deSigismond^ puis qu’il ne fut expédié que le dixhuitiéme de ce même. mois. On ne doit pas être surpris qu’il ait voulu partir, avant qued’avoir ce Saufconduit. Ce n’étoit pas de Prague à Constance qu’il yavoit du danger pour lui. II avoit à la vérité beaucoup d’ennemis enAllemagne. Mais comme ils avoient tout lieu d’efperer, qu’il feroitcondamné au Concile, il n’étoit pas vraisemblable qu’on le traversâten chemin. C’étoit donc principalement pendant son séjour à Cons-tance , ôc pour son retour à Prague que le Saufconduit lui étoit né-cessaire. II paroît même qu’il n’etoit pas fans de violens presienrimensde ce qui lui arriva, quoi qu’il fût bien persuadé de son innocence.

Car dans une Lettre qu’il écrit immédiatement avant son départ à unPrêtre, nommé Martin , qui avoit été de fes Disciples, il le prie fur ledos de la Lettre de ne l’ouvrir que quand il aura des nouvelles cer-taines de fa mort. Rogo te quod ijiam non aperias Litteram nìfi certuífaeris de hoc quod Jim mortuus. Dans cette Lettre il fait une eípecede Testament & de Confession. Entr’autres péchez dont il demandepardon à Dieu, il témoigne fe repentir beaucoup d’avorr perdu tropde temps ôc pris trop de plaisir à jouer aux échecs avant qu’il fûtPrêtre, de s’être mis en colere en jouant, ôc d’avoir été cause queles autres s’y mettoient (t). II ne dissimule pas dans cette mêmeLettre, qu’il n’a point épargné l’avarice ôc les mœurs déréglées duClergé, ôc que c’est pour cela que, par la grâce de Dieu, il souffreune persécution qui va être bientôt consommée. A peu prés dans

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(x) Sets quia,preb• dolor /ante Saeerdotistm meum Mentir & pipesebacos htfì , tempusneglext cr supe altos & me ad iracundiam per illttm ludttm hMmter provocavi ; OoerHus. T. I. c F