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HISTOIRE DU CONCILE
il prie J. C. de pardonner L ceux qui ont dit de lui soit en public, soiten particulier, qu’il nioit l’intercession des Saints, tant à l’égard desfidelles, qui font encore fur la terre, qu’à l’égard de ceux qui font• morts. 11 prié en môme temps la sainte Vierge, d’interceder pourceux qui l’ont accusé, d’avoir dit, ou tenu, qu’elle n’étoit pas de-meurée Vierge, non plus que les autres fcmfties après íâ conception.II l’appelle la Reine du .Ciel^ Sc la réparatrice du Genre humain. PIsoutient encore qu’il a prêché en public, qu'elle elì notrenotre Médiatrice , Sc en quelque maniéré la cause de VIncarnation , dela Paston, de la Résurrection de J. C. £5? par conséquent du salut deshommes. C’ëst par où finit le premier Sermon. Iln’y arien de particu-lier dans l'autre; il roule uniquement fur la Paix St furl’Union del’Eglife. Tous les Docteurs, qui prêchèrent au Concile, tinrent àpeu près le même langage cstxç. Jean Hus ûtnx ici, & quelques-unsmême parièrent plus fortement, & entrerent dans un plus grand dé-tail, qu’il ne fait, contre l’ambitíon, l’avarice, la tyrannie, l’incon-tinence, Sc le luxe des Ecclesialjiques de ce temps-là. II parle avecforce à la vérité, mais il ne dit rien que de général St il fe sert mêmepresque toûjours des propres paroles de St. Jerôme , de St. Bernard ,de St. Grégoire St des autres Peres. Si ce fut d’abord le dessein duConcile de fe défaire de Jean Hus , on fit pruderdment de ne lui paslailîêr prononcer ces deux Sermons. On y volt plus de force, plusde gravité, plus d’ordre, plus de clarté, & plus d’onction Evangé-lique, que dans ceux de tous les autres, fans en excepter les plus ha-biles. A quelques tours St à quelques expressions près, la doctrineen est conforme à celle qui étoit alors dominante. Plusieurs Docteursavoient avancé des propositions plus hardies dans des Discours Sedansdes Ouvrages publics. Mais laissons ici Jean Hus pour un peu detemps, & revenons au Concile.
XXVIII. Il ne pouvoit pas encore être fort nombreux. L’Em-pereur ni les Electeurs, non plus que les Ambassadeurs des Rois Scdes Princes, ni les Légats de Benoit XIII. St de Grégoire XII. n’é-f*Hardt t iv to î cnt point encore arrivez. Cependant, comme il y avoir déja quin-Part.i. 'p. 12.. ze Cardinaux, deux Patriarches, 13. Archevêques Sc un assez bon4& s Novem. nombre d’autres Prélats, le Pape ne laissa pas de tenir des Congréga-tions, afin de préparer toutes choses pour l’ouverture du Concile,Níluc h ^ devoir faire le cinquième de Novembre. Naucler marque qu’il
«T fuir. ^ 1 b’en tint une le quatrième, Sc il y en eut une autre le cinquième, àsept heures du matin avant la Scance publique. Dès que cette der-
nie-
£)uverturedu
Concile.
(1) Voici comme il est désigné dans les Aéles d’Allemagne ,per relìgìofum -virum .,y rat rem Johannem de Vivzelìs (In MSC. Lips. Urz.elìis) Sacra TheologU Magìstrum,Priorem Prioratus de Itnmonte , Sellicenjts Dicecefis , Procuratorem Ordinìs Cluniacenfis ,pronunciatui est Sermo ad Clerurn fertinens ac ad matermm , er propositum. V. der..H.Tom. IV, Part. I. p, 13.