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HISTOIRE DU CONCILE
1414 * sb le de vous tolerer. Car la voix publique vous accuse d’’avoir répandu
dans la Bcaerne des erreurs capitales , & manifestes , contre VEglise Ca-tholique. C est pour savoir ce qui en est que nous vous avons fait venir ici.Je vous prie , mes Peres , d'être bien persuadez , répondit Jean Hus,que f aimer ois mieux mourir que d'être convaincu dé aucune hérésie , beau-coup moins de plusieurs erreurs capitales , comme vous k dites j c'est pour-quoi je fuis venu avec joye à ce Concile , vous promettant , que fi Vonpeut me convaincre d'aucune erreur , je l'abjurerai fans balancer. LesCardinaux lui témoignèrent qu’ils étoient satisfaits de fa réponse j 8clui ayant laissé des Gardes, auffi bien qu’à Jean de Chlum , jusqu’ànouvel ordre, ils se retirerent pour se rassembler l’après midi.Conversation XXXV1Í. Cependant on lui détacha un certain Moine de^ve'ctmMome l'Ordre des Freres Mineurs, pour observer ses diseours, fous pré-nommé Dida texte d’une Conversation amiable. Ce Moine , faisint d’abord lecus. op. hus. simple 6c l’ignorant, lui dit, qu’il n’étoit venu le trouver que dans
Op. Hus. ubl
fup p- 5-Von à. W-rdt.T, IV. p. 21.
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Jean Hus estmis en prison.Von d H. T. IV.p. 11 .
op. hus. r.fs< 5 .
la vûe de s’iníìruire, 6c de s’éclaircir avec lui fur plusieurs Articlesqu’on l’accusoit d’enseigner contre la Foi Catholique 6c qui lui avoientfait naître à lui-même quelques scrupules. Premicrement , lui dit-il,on vous accuse de croire qu'il ne demeure que du pam daûs le Sacrementde Vautel après la consécration ,. £? la prononciation des paroles Sacra-mentales. Jean Hus répondit nettement que c’étoit là une fausse im-putation, ^uoiy dit le Moine, ce n’est pas là votre Sentiment ? Non ,repartit Jean Hus y ce ne Vest pas. Le Moine vouloit encore le presserfur le même article, mais Jean de Chlum lui ayant reproché ion in-discrétion, il changea de matière, en s’excufant toujours fur son i-gnorance, 6c fur son envie d'apprendre quelque choie. II demandâdonc à Jean Hus ce qu’il peníoit de l’union de la Nature divine 6cde la Nature humaine dans la personne de Jefus-Chriít. Là-dessusJean Hus se tournant du côté de Jean de Chlum y lui dit en Bohé-mien j Croyez-moi , cet homme n'est pas fi ignorant , qu'il en a la mine ycar il. me propose là une question sort difficile : ,puis s’ad rossant au Moi-ne, Mon frerey vous dites que vous êtes simple , mais je vois à unequesion s subtile que vous êtes double , ist que fous le dehors d'un innocentvous cachez une très-grande pénétration dé esprit, sthwi qu'il en soit , set-'chez que cette union est personnelle , inséparable & entierement surnatu-relle. Jean Hus ayant répondu à la question du Moine, ce derniersc retira, en le remerciant de ses bons éclaircissemens. Mais ayantappris depuis que ce Moine étoit un des plus célèbres Théologiensd’italie, il fut fâché de ne l’avoir pas lu d’abord pour s’entretenirplus longtemps avec lui.
XXXVÏÎI. Lf.s Cardinaux s’étant rassemblez ce même jour àquatre heures apiès midi, dans la chambre du Pape, il fut résolu en-tre eux, à l’instigation de Paletz , de Caufisy 6c de quelques autres,de mettr c Jean Hus en prison, lis envoyerent donc fur le soir leGou-.verneur du Palais du Pape, dire k Jean de Chlum y que pour lui il
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