6r HISTOIRE DU CONCILE
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„ affection envers nous, ôc la Sainte Eglise, comme il appartient à,, un vrai Catholique. Nous en rendons grâces de tout notre cœur„ au Dieu Toutpuisiânt Lc à. votre Clémence & nous vous félicitons,, avec les sentimens d’une joye inexprimable de ces heureux com-„ mencemens, priant ie Seigneur de leur donner des fuites avanta-„ geufes a la louange du nom de Dieu, pour la paix de l’Eglife,„ pour raffermissement de l’Empire Romain, & pour la gloire im-„ mortelle de votre Altesse ( Celfitudinis ). Et s’il arrive., comme,, vous nous en roquerez par votre Lettre, que vous ayez besoin de„ l’autorité du Siégé Apostolique, de notre suffrage,nous prions,, votre Sublimité d’être bien persuadée que nous ferons tout ce qui„ sera dans notre pouvoir pour l’exakation de votre état & de votre,, gloire. Caria Sainte Eglise ne íâuroit rien faire de plus digne d’elle,„ que d’honoref, d’exaker & dé chérir un aussi digne Fils, l’invin-,, cible Athlete de la Foi Chrétienne. Elle espère devotre vertu, & de„ votre magnanimité Royale de recouvrer aujourd’hui son premier,, éclat, ôc la tranquilité, troublée par la perfidie des Schématiques,„ Au reste comme nous, & nos Frétés les Cardinaux qúi sont ici en„ grand nombre avons quitté des affaires très-importantes à P Eglise„ pour venir à Constance selon votre désir,nous vous attendons avec„ impatience , parce qu’on ne veut rien décider d’important fans„ vous. C’est pourquoi nous vous prions ardemment de venir en„ diligence a fin de traiter par votre conseil & votre secours de Ì’LJ-H nion & de la Réfqrmation de P Eglise, Lc d’amener cette affaire,„ avec l’aide de Dieu, à une bonne fin. A Constance le i. Décembretyr. N/VH ' m l a s- année de notre Pontificat (a).
Articles pro- XLII. Les accusateurs de JeanHus n’étoient pas moins ardens àpoursuivre sa condamnation, que Jean de Chlum, à demander sa li-berté. C’est dans cette vue que Michel de Caujìs présenta au Pape8. Articles, que je rapporterai ici parce’ que ce font les prémiers quiayent paru contre lui. Dans le premier, qui regarde P Eucharistie, onsuppose, i, qu’il a enseigné publiquement qu 1 il faut communier le Peu-ple fous les deux efpeces . La preuve de cet Article est,que ses disciplesle pratiquent à Prague. 2 . Qu’il a enseigné publiquement aussi dansPAcademie & dans P Eglise, ou, qu’au moins, il tient, g)ue dans leSacrement de T autel le pain demeure pain âpres la Consécration. Onsera, dit Caufis , éclairci de cet article dans Pexamen de 'Jean Ha s.Le second Article regarde les Ministres de P Eglise, on l’accuíè de di-re que les Miniftres en péché mortel ne peuvent adminiftrer les tsacre-mens, & qu’au contraire toute autre personne le peut faire, pourvu qu’el-le soit en état de grâce. Le troisième Article .regarde PEglise, Lc on
l’ac-
ri) Remarquez que Caufis ne lui fait pas un crime d’avoir dit la Messe dans famaison à Conitance, fans doute parce que son Exopiumumcation étoit levée, cequi est contre la Relation de Rckhenthpl.
duits contreJean Hus.Op. Hits. ub.snpr.fd. VI.