DE CONSTANCE. Liv. I. 6z
Paccuse d’enseigner, i, que par PEglise il ne faut pas entendre le Pape, Mty*les Cardinaux , les Archevêques & le Clergés & que c est une mauvaise,définition inventée par les S Mastique s. z. fifue P Eglise ne doitpotntpojseder de biens temporels & .que les Seigneurs Séculiers peuvent impu-nément les ôter aux Eglises éfi aux Ecclésiastiques. Cc qui paioit , dit**on, parce qu’à fa sollicitation la plupart des Egides de Boheraeavoient été dépouillées de leurs revenus. Le \-Que Constantin fc? lesautres Princes ont erré en dotant P Eglise. Le quatrième , que tous lesPrêtres font égaux en autorités & qu'ainsi les Ordinations , & les Casréserves aux Papes & aux Evêques , ne font qu'un pur effet de leur am-bition. Le cinquième, que P Eglise- n'a plus la puissance des clefs , quandle Pape , les Cardinaux , le? Evêques , & tout le Clergé font en péchémortel , ce qui peut arriver. Le sixième, qu'il méprise P Excommunica-tion,ayant toujours célébré P Office divin pendantson voyage (1). Les deuxArticles qui suivent ne renferment rien qui rie soit contenu, au moinsen substance, dans les précedens. Après ces articles Causis fait quel-ques observations fur la conduite de Jean Plus. „ 11 l'accuse 1. d'a-,, voir été la cause de la dissipation de i’Université de Prague, en se„ servant, comme il a sait, de l’autorité séculière, pour opprimer „
,, les Allemands, z. D’avoir été seul à soutenir les erreurs de Wt-,, clef ,contre toute l’Université,qui les condamnoit. 3. D’avoirper-„ secuté le Clergé, & commis entre eux les Ecclésiastiques & les„ Séculiers, èn amorçant l'avarice & la cupidité des uns, au pré-„ judice des biens & des revenus des autres. 4. De n’êtie suivi que„ par des Hérétiques, & par des ennemis de PEglise Romaine”. D’oùil conclut que si Jean Elus éc hape à la sévérité du Concile, il feraplus de mal que jamais aucun Hérétique n’en a fait à l’Eglise depuisle régné de Constantin & supplie le Pape de nommer incessammentdes Commissaires pour l’examiner, & dés Docteurs pour faire unelecture exacte de ses Ouvrages.
XLI 11 . Ce Mémoire ne manqua pas de produire son effet. Le On donne deíPape nomma d’abord trois Juges ou Commissaires, savoir le Patriar- Commissairesche de Constantinople avec l’Èvêque de Castel (2.) , & PEvêque de * ^ ean Hus "Lebus (3), Pun Italien, l’autre Allemand, pour entendre les accu-sations intentées contre Jean Hus , & pour prendre les Sermens desTémoins. Ensuite ce s Commissaires allerent porter ces accusationsà Jean Hus lui-même, dans fa prison, où il étoit fort malade. II j °P- Hus -leur demanda un Avocat pour défendre fa cause, parce qu’étant ma- ' ' * ' VU '
Jade & prisonnier il ne pouvoit pas la défendre lui-même. Mais c’estce qu’on ne voulut jamais lui accorder, parce, dííoit-on, qu’il n’est
pas
(i) G’est Cofitl a Mar Della-BruccaNappes
(3 Lebus s étoit autrefois une Villedebouig.
» autrefois Ville Episcopale du Royaume deEpiscopale dans la Moyenne Marche de Bran-