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Tome premier.
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70 'HISTQIRP DU CONCILE

14-14. ver trois choses. 1. Que le Concile de Pise & celui de Constanceavoient une autorité indépendante l’une de Pautre, & qu’il n’étoitpas nécessaire que le Concile de Pise sût confirmé Mr celui deConstance, qui n’avoit été assemblé que pour mettre la dernieremain à PUnion de PEgliie, & à fa Reformation, dont ni Pu°nc niPautre n’avoient pu être achevée à Pise, comme cela avoit été arrê-- té dans la Session XXIII. de ce Concile, r. Que c’étoit une démar-

che prématurée Sc de très-dangereufe conséquence que de demanderla confirmation du Concile de Pise, avant que d’avoir travaillé àPUnion & à la Reformation, à cause des Schismatiques, qui ne lereconnoissoient pas. 3. Que ceux qui voudroient dissoudre ou proro-ger le Concile, Sc renvoyer à un autre temps & à un autre lieuPUnion & la Résormation, se rendoient fort suspects d’avoir dessein(a) von d. H. d'entretenir le Schisme (a). Ce Mémoire de Pierre d'Aillì s’étoit faitT. II. p. 193- à concert avec le Cardinal de St. Marc , & quelques autres Prélats deI94 ' PEgliseGallicane, qui n’ignoroientpas fans doute les intrigues de Jean

XXIII. Sc de ses adhérons pour la dissolution du Concile. C’étoiteffectivement le but du Mémoire des Italiens, qui vouloient que l’oncommençât par les matières de la Foi, parce qu’il étoit vraisembla-ble qu’elles occuperoient assez long-temps le Concile pour fournir unprétexte plausible à en demander la séparation.

Mémoire des XLVI. Le troisième Mémoire regardoit particulièrement la con-nau-T Cat l " duite des Papes. 11 fut présenté à Jean XXIII. par les Cardinauxv. d.'Hardi,T. de Plaisance , de Chalant , de Brancas , de Flvrence , & l’on ver-iv. p. r;. ra assez par la fuite de cette Histoire que tous ces avis portoientBx.ov, ubt sus- indirectement fur ce Pape en particulier. 1 .Selon ce Mémoire qui pa-roît un peu fatyrique, ,, le Pape doit avoir des heures si réglées pour” réciter POffice & pour entendre la Messe, aussi bien que pour man-” ger & pour dormir, que la présence de qui que ce soit, non-pas” même d’un Roi, ne les lui fitíse jamais interrompre. On y remar-” ge, qu’il y a eu des Papes qui ne manquoient jamais de faire leur prie-” re dans leur particulier, en sc levant & en sc couchant. 2.. Que c’étoit” la coutume des Papes de Lire hors de leurs Palais une Aumône pu-” bliqué ( 1 ) par des Officiers députez pour cela, de faire porter aux pau-” vres ce qu’on lêvoit de dessus leur table, & d’exerccr de grandes cha-” ritez envers les Prélats indigents qui fuivoient leur Cour. 3. Qu’on” doit soigneusement observer tout ce qui appartient au Service, Seau” Culte Divin, fur tout dans les Messes Pontificales, en sorte qu'on" n’en omette jamais rien, fans une évidente nécessité, Se que mê-” me quelques-uns trouvoient qu’il feroit honnête que l’Ossice se” lût tout entier dans la Chapelle du Pape. 4. Qu’on prendroit un» " soin extrême de s’abílenir du crime de la Simonie, Sc que tous

” ceux qui étoient auprès du Pape eussent les^mains nettes -, que pour

,, cet

. (1) Eleemozina publica fer Offic.ales ai hoc deputatos. qiu diettur PagnotU. Vt»

à. Hardi. T. IV. p. 25.