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76 HISTOIRE DU CONCILE
droite du Pape unThrône pourl’Empereur, qui avoir aussi a sa droi-te l’Impératnce,& entre eux deux le Comte de Cilley son Beaupere,avec la Pomme d’or, ou, le Globe Impérial à la main. Du mêmecôté croient Frìderìc Burgrave de Nuremberg , portant'le Sceptre en•qualité d’Electeur de Brandebourg , dont il fàisoit déja les fonctions,quoi qu’il ne fût encore que Gouverneur de la Marche de Brande-bourg, & Rodolphe Electeur de Saxe, avec l’Epée nue, en qualitéde Grand Maréchal de l’Empire. .Après la Messe, le Pape prefentaune épée à l’Empereur & {'exhorta à s’en servir pour la défense del’Eglise. L’Empereur le promit solemnellement, & il l’executerabientôt contre le Pape lui-même, indirectement dans la personne deFrìderìc , Archiduc d’Autriche, son Protecteur.
Caractère de Eli. Comme Sigismond fut, pour ainsi dire, le Héros du Con-ipsmon . ose de Coaíìance, & qu’il y va paroître déformais avec un grandVoyez Léon. éclat, c’elì ici l’occasion naturelle de donner son caractère. Si j’écri-Natte/p^ioli ° VOlS une ^^loire moins grave, je ne devro-is pas oublier la beauté de’ ce Prince, fa bonne mine , fa haute sature , son port majestueux , salongue barbe , ses cheveux blonds & flot t ans fur ses épaules , éc quantitéd’autres avantages extérieurs qu’il avoitreçus de la Nature, & queMr. Maimbourg ïì'z pas oubliez (1). Mais par rapporta un Concile, ileíl plus important de connoître le caractère de son esprit, (z) II pa^-rose, par plusieurs bons mots qu’on a recueillis de lui, qu’il l’avoitexrtrémement présent. On 1 e dépeint d’ailleurs comme un Prince insi-nuant, agréable, Sc même assez savant pour un Prince, & pour sonSiécle. 11 aimoit ses Lettres & ceux qui en faifoient profession.Ayant un jour annobli un Docteur (3), qui dans une folemnité aimamieux se ranger parmi ses Nobles que parmi ses Docteurs, il se mo-fa') x.n. sylv. qua de lui en disent (a), qu'en un jour il pouvoìt faire mille Gentilshortk-uii /#/>. p. 4$. meSi> ma i s qu'eg mille ans il ne pourrait pas faire un Homme-docte. II«e’énonçoit avec facilité en plusieurs Langues, & particulièrement enLatin. Quoi qu’il ne fût encore que dans fa quarante-septiéme an-née, il avoit expérimenté l’une & l’autre fortune, autant qu’aucunPrince de son siecle. Ses traverses dans le Royaume de Hongrie, laprison qu’il y avoit fousserte, & ses malheureux succès dans la Guerrecontre îes Turcs, avoient beaucoup contribué à adoucir ses mœursqui parurent d'abord pencher vers la cruauté (4). Dès qu’il fùt affer-mi fur leThrôneImpérial, ils’appliqua tout entiqr à rétablir ses affai-tes de l’Eglife Sc de l’Empire, qu’un long Schisme avoit mises fur le
point
ric Burgrave de Nuremberg n’est marquée que!e ç. dejanv, 1415. Vm der H.trdt. T.IV. p. 3 5. à moins qu’ilne s’en fût retourné pour faire ensuite son entrée solemnelle, cequi peut bien être. *
( 1 ) Cujpinicn , Vie de .Sigismond & après lui Maìmbourg , Histoire du Schismed’Occid T. II. p. rî.3. 114. bdit. de Hollande.
(1) Ou en peut voir quelques-uns dans le Commentaire d'Jfineas Syhìus fur les.bons mots etAlstnje Roi d’Arragon». ' " 0